Toute première fois…

Publié le par Ze FML

conference.jpgVendredi 13 décembre 1996, 10h00. Le public fait son entrée dans la salle. Les étudiants de Licence Inter-Arts, venus assister à la toute première conférence animée par les élèves. Et quelques professionnels qui ne manqueront pas de poser les questions auxquelles je n’aurai pas pensé. Avec le reste de mon groupe, j’accueille les intervenants et les invite à prendre place derrière la table.

 

Flashback. Dans le cadre d’un de nos cours, les profs de Licence Inter-Arts ont souhaité que nous organisions par petits groupes des conférences autour de la culture. Vaste mot. Notre groupe a choisi de s’attacher à la question de la programmation culturelle : quels sont les critères de choix d’un spectacle ?

 

Si chacun d’entre nous est compétent en terme d’organisation, de la définition des contours du sujet au choix des intervenants, très vite se pose la question de l’animation de la conférence. Evidemment, nous avons beau être six dans cette petite équipe, personne ne veut s’y coller. Sous prétexte que je dispose d’une petite expérience d’animatrice sur une radio locale, ça tombe donc sur moi. Commence alors un véritable cauchemar : face à ces professionnels, vais-je savoir diriger les débats ?

 

Vendredi 13 décembre 1006, 10h15. Malgré le retard d’un intervenant, il est temps de commencer. L’heure tourne, je dois me lancer. Quitte à couler. Je n’ai plus le choix. Très organisée, j’ai sous le nez le déroulé de la conférence, qui reprend très précisément les thèmes définis par notre groupe, et une fiche par thématique. Tout cela devrait me rassurer et pourtant, j’ai le ventre noué. Envie de fuir. De tout plaquer. Voire de tuer mes petits camarades qui m’ont placée dans cette inconfortable position : je lis leurs regards d’encouragements et pourtant, intérieurement, je les maudis.

 

Les questions s’enchaînent, je découvre le rôle de passe-plat. Je me découvre un certain intérêt pour diriger la conversation, en toute fluidité. Aucun incident n’émaille la conférence. Personne ne s’endort sur son siège. Le public participe. Suis-je en train de rêver ?

 

Deux heures plus tard, je prononce les mots de conclusion, en remerciant chaleureusement les intervenants. Tout s’est très bien passé. Les professionnels, qui me terrorisaient, sont ravis des échanges, qu’ils ont jugé d’une grande qualité. Et le prof-en-chef semble content de ma prestation. Mes camarades, quant à eux, sont aux anges : nous voilà désormais assurés de décrocher une très bonne note. Moi, j’ai juste envie de décompresser... mais prête à recommencer !

 

Publié dans Me & my life

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