Toujours en croisade...

Publié le par Ze FML

Au menu, toujours le site internet. Les réunions de service sont enfin terminées – à l'exception de la MJC et du service informatique – et c'est une bonne nouvelle : je n'en pouvais plus ! Pour vous donner une fois de plus un exemple, je vais vous conter l'histoire de Madame PASS. Le PASS, c'est le pôle accueil services et ne me demandez pas la signification du dernier S, je m'en fiche complètement.


Madame S, je l'ai rencontrée mercredi matin. Elle est arrivée à la réunion, prévue depuis 12 jours et avec son accord, et m'a directement agressée. En 15 secondes chrono elle a débité les corrections à apporter puis a tenté de se faire la malle, en m'expliquant qu'elle n'avait pas le temps. Ah bon ? Très calmement, je lui ai indiqué que nous allions donc reporter la réunion, car nous ne pouvions pas travailler de la sorte : pour ces réunions, j'ai besoin de l'attention et de la coopération du service. Si je ne suis pas écoutée, comment être entendue, donc à quoi bon… J'ai également précisé que ces 15 secondes feraient tout de même l'objet d'un compte rendu, histoire de lui mettre un peu la pression, en lui expliquant que notre planning étant serré, je devais justifier précisément tout retard pris.


S'en sont suivies 5 bonnes minutes de jérémiades probablement liée à la pression que je venais de mettre, sur le mode « j'ai du travail, tu ne comprends pas, blablabla… ». Tout aussi calmement, je lui ai demandé à quelle heure elle devait quitter la réunion. Et là, surprise : elle était disponible jusqu'à 11h… et il était 9h30 ! Je lui ai assurée qu'elle serait libre avant 11h. Elle s'est donc assise, calmée, et nous avons pu travailler. Ce jusqu'à 10h45. Admirez mon sens de la communication avec les fonctionnaires !


Je n'en ai pas fini avec Madame PASS. Rappelez vous, elle devait impérativement être libre à 11h… Que faisait-elle alors à me coller jusqu'à 11h30 dans mon bureau ? Et bien elle me léchait le c**… Eh oui, alors que la réunion s'était achevée à peine cinq minutes plus tôt, et que je fumais tranquillement une clope salvatrice et réparatrice après cette réunion de torture, elle est immédiatement venue s'excuser pour son « agressivité » du matin. Et elle y a mis toute la soumission nécessaire, usant de toutes les ficelles, d'ailleurs plus grosses les unes que les autres : son mauvais caractère, son adoration pour ma mère dont elle gérait les commandes de fournitures (tiens, quelqu'un lui a dit que j'étais la fille de ma mère dans l'intervalle entre la réunion et ses excuses), blablabla… Elle m'a même demandée d'être jury du concours photo qu'elle avait organisé pour l'amicale du personnel.


Pourquoi tant de soumission ? Manifestement, elle a vu quelqu'un au sortir de la réunion qui lui a dit de se méfier de moi… Avouez que c'est risible… Franchement, j'adore ce sentiment de trouille qu'ont certains gratte-papiers à l'idée que je puisse me plaindre en haut lieu. J'adore cette étiquette fondée sur rien, colporté par certains qui fantasment plus qu'ils ne réfléchissent à partir d'une bataille gagnée sur ma formation et de la mention UMP apposée sur mon CV (faute d'avoir pu l'enlever, j'y ai passé trop de temps pour le cacher…), et qui n'a aucune réelle valeur si ce n'est dans leur toute petite tête. Cette angoisse qu'ils se créent à mon endroit m'apporte une certaine tranquillité… Finalement j'ai de la chance : en trois mois, ils ont compris qu'il ne faut pas me faire suer.


Rassurez-vous, je garde la tête froide tant ces fantasmes sont éloignés de la réalité. Je me contente d'en rire sous ma cape… Et heureusement, ceux qui travaillent avec moi savent que je ne suis pas si dure qu'on veut bien le dire. D'ailleurs, l'animation de mon réseau de référents internet se passe plutôt bien… pour le moment.


Côté technique, les réunions sont intenses. Seul problème, le graphiste extérieur en charge de l'identité de la ville. Totalement rétro, absolument pas internet, et doté d'une fâcheuse tendance à se mettre en avant. Ainsi, il n'a pas hésité à critiquer le travail de malade que nous avons fait pour réaliser un projet de page d'accueil du site, au motif que c'est touffu et illisible, et qu'on s'y perd. Ah bon ? C'est un des sites les plus lisibles que j'ai jamais vu…


Il fallait donc chercher l'embrouille, et elle n'était pas cachée bien loin. Graphiste-m'as-tu-vu a vite montré son jeu en proposant une pré-page d'accueil. Nous y voilà : monsieur veut une papage à lui où il puisse s'exprimer parce que la simple idée d'une page d'accueil remplit de boutons d'accès à d'autres pages lui donne… des boutons. Encore un qui veut marquer son territoire… Que de clébards qui veulent pisser aux quatre coins de la mairie/ du site / du journal/ etc… dans mon environnement professionnel, c'est incroyable !!! Tout ça pour justifier les honoraires énormes qu'il nous extorque (pour ce monsieur) ou leurs salaires démesurés (pour d'autres) ou leurs assistants qui font le travail de larbin (pour d'autres encore) !


Petit problème pour son projet : les moteurs référencent très mal ces pages, cette idée lié à l'égo d'un seul risque de nuire à l'ensemble du projet. Super… Me voilà dotée d'un nouveau problème à résoudre : exploser le vieux-con-qui-se-regarde-le-nombril. Problème : il a l'oreille du maire, donc tout le monde lui mange dans la main. Enfin excepté les techniciens de DPDH qui eux, ont tous les arguments techniques pour faire pencher la balance de mon côté. Reste que j'en ai marre de devoir tout le temps régler les problèmes liés à l'égo de mes interlocuteurs : je vais finir par exploser plus de gens que Jack Bauer… Mais que voulez vous, on parle d'argent public, et je n'aime pas qu'on le gaspille.


A part ça, j'ai rencontré la nouvelle DGS, aka l'horticultrice ou l'élagueuse quand on veut être plus vache… Bon, franchement, pour le moment, rien à signaler. Certes, elle a commis quelques maladresses, mais j'aime bien les directeurs qui font des tournées inattendues dans les étages… A suivre.


Côté équipe, je commence à tenir ma revanche sur Journaliste. Lors d'un déplacement en ville avec Boss, j'ai subtilement évoqué le cas du journal. Journaliste avait essayé de me faire croire que ce n'était pas très cool que je ne prenne pas 50% du journal, et je voulais avoir son avis sur la répartition. J'ai donc pris l'option « naïve » en lui disant que j'étais bien désolé qu'en raison du site elle soit surchargée, mais que je ne pouvais faire autrement. Réponse : il n'y a pas à être désolé, elle est en charge du journal, et j'ai des articles dans ce numéro, donc je l'aide. Je n'ai pas à culpabiliser (je vous rassure, je ne culpabilisais pas, c'était une posture !) et je ne suis pas en charge d'un pourcentage du journal, j'aide dans la mesure du possible. En voilà une bonne nouvelle ! Enfin pour moi, car Journaliste ne l'avait pas du tout compris comme ça… Gnark gnark gnark…


Voilà pour les nouvelles de ma croisade !!!

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