Première(s) victoire(s) !

Publié le par Ze FML

Nouveau FML News peu de temps après le précédent, et plein de bonnes nouvelles ! Un certain nombre de caps a été franchi cette semaine, et naturellement, je tenais à vous en parler.


Ce matin, j'avais un rendez-vous important : mes prestataires et moi présentions le nouveau site internet aux élus. Au menu, nous devions évoquer les choix techniques, éditoriaux et graphiques, afin d'obtenir la validation des élus et démarrer la production. Cette rencontre était donc extrêmement importante car nous allions enfin avoir un retour sur 6 semaines de travaux intenses.


De prime abord, j'étais plutôt confiante. C'était sans compter sur notre prestataire « consultant », qui m'a beaucoup déçu. Malgré mes alertes, il n'a pas rendu les documents nécessaires à la réalisation d'un petit dossier à laisser à nos interlocuteurs. Sans prendre en compte que je devais gérer avec un service de reprographie amputé d'un membre du personnel, absent pour maladie, et d'un suppléant non formé sur les machines, et syndicaliste notoire. Autant dire que les heures sup'…


J'ai moi-même poireauté pour avoir ces documents pendant 1h30 un document qui devait arriver « dans les 30 secondes » alors que je devais me rendre chez le médecin pour régler mon problème d'épaule, séance que j'ai du annuler en raison de l'heure tardive. J'ai horreur que les équipes avec qui je bosse se montrent incapable de dire la vérité, générant ainsi des problèmes à leurs coéquipiers, qui ne peuvent alors plus rien anticiper. Tous ceux qui ont bossé avec moi le savent : je suis intransigeante sur ces détails : lorsque je dirige un projet, je dois tout savoir en temps réel, pour disposer d'une vue d'ensemble qui me permet de réadapter les forces en présence en fonction des nécessité.


Hier soir, j'étais donc passablement énervée lorsque j'ai regagné mon domicile, soucieuse qu'un détail grippe la présentation. J'ai donc relativement mal dormi. Ce matin, j'étais donc anxieuse, et tout aussi énervée de devenir Photocopie Girl ce pour quoi, vous vous en doutez, je n'avais pas vraiment signé. Boss était aussi très déçu que ce soit à moi que revienne ce travail, lorsque nous payons un consultant pour le faire.


Et là, premier rayon de soleil : mon équipe et le personnel de la mairie. Monsieur syndicaliste était prêt à se défoncer pour m'aider, Coloc était aux avant-postes et Graphiste au taquet pour qu'ensemble, nous parvenions à régler la photocopieuse couleur pour sortir des documents acceptables, et réaliser les petits « cahiers » à remettre aux participants. Malheureusement Monsieur syndicaliste est un incompétent notoire, et malgré sa bonne volonté, nous ramions, ramions, ramions…


Nouvel énervement lorsque j'ai constaté que Consultant avait oublié des éléments de maquette !!! Je commençais à en avoir « ras la casquette »… Surprise du chef : le pro de la repro, malade dans la semaine, a pointé son nez alors que nous ne l'attendions pas. Cette pure crème nous a été d'un grand secours. A 10h30, tout était prêt, et je n'avais plus qu'à récupérer Consultant pour qu'il teste le branchement de son Mac sur le vidéo-projecteur, qu'il prétendait avoir déjà utilisé.


Nouvel énervement lorsque de retour à mon bureau, j'ai constaté de mes yeux éberlués qu'il avait eu le culot de demander à Coloc de lui faire un café. Déjà, Coloc n'est pas une secrétaire, et n'a pas à faire le café. La bienséance aurait voulu qu'il attende gentiment qu'on le lui propose. D'autre part, nous n'avions pas 5 minutes à consacrer à cela, étant donné qu'il fallait préparer la salle, et qu'il avait 30 minutes de retard. Alors que nous nous rendions dans la salle qui nous était affectée, nous avons croisé le Maire. Si je l'ai poliment salué, Consultant lui a léché le c** pendant 5 bonnes minutes, prenant à nouveau du retard sur l'horaire.


Son manque de sérieux commençait sérieusement à m'agacer… Et là nouvelle mauvaise surprise : il ne parvenait pas à régler la résolution de son Mac !!!!! Résultat, il n'était absolument pas prêt lorsque nos « convives » sont arrivés !


Pour quelqu'un comme moi qui aime que tout soit carré (un vieil héritage de ma formation de chargée de prod...), ça partait plutôt mal. Et Consultant a continué dans l'à-peu-près. Dans le désordre, nous avons eu droit à la présentation d'une maquette contenant des erreurs sur le texte et la navigation… que je n'avais pas pu relever, ayant eu les documents à la dernière minute. Certes, ça n'était pas capital, mais pas parfait, et vu le prix qu'on le paye, j'attendais vraiment mieux. Déçue, donc…


Autre détail qui m'a profondément choquée : lors de son introduction, il a présenté l'équipe et les tâches de chacun… en oubliant accessoirement le service communication de la ville ! Ce mec me voit vraiment comme une simple exécutante… En attendant, qui a décidé de l'architecture et orienté chaque décision ? Qui se tape des réunions avec les autres exécutants depuis 6 semaines ? C'est totalement anti-professionnel. Re-déception, donc.


Sur le fond, la présentation s'est extrêmement bien déroulée. Enfin pour moi… mais pas pour Consultant Graphiste, un illuminé qu'on paye un prix fou pour superviser l'identité visuelle de la Ville. Cet homme, âgé, n'est absolument pas internaute, et imbu de sa personne. Lors des réunions préparatoires, nous avions senti qu'il n'était pas intéressé par le site, car il ne maîtrise pas ce média. Il avait alors tenté de satisfaire son besoin de pisser aux quatre coins du site internet en créant une page sur mesure pour déclamer son génie : une pré-homepage.


Le souci de se genre de page, c'est que c'est jolie quand vous la voyez une fois, mais vite gonflant si vous devez visionner cette introduction tous les jours. Pour un site de collectivité territoriale, c'est peu pratique, et ça fait un clic de plus. La page a donc été retoquée par tous les élus y compris le Maire. Si tous les internautes de la salle étaient heureux de ce choix, notamment les développeurs et moi-même qui affichions une énorme banane à la place de notre bouche, Graphiste Consultant a vraiment tiré la gueule.


Boss a tenté de défendre l'idée, le Maire a tranché, et Graphiste Consultant n'a, à aucun moment, défendu sa brillante idée. Tant pis pour lui : il n'a pas saisi l'occasion d'argumenter, c'est désormais fini pour la pré-homepage. Victoire !!!!


Consultant, lui, a commencé par tirer la gueule, car il était dans le groupe pro-pré-homepage, puis il a carrément retourné sa veste, indiquant que ce n'était pas opportun. Re-re-déception : ce mec n'a aucun avis et se contente de suivre les élus, ce qui n'est pas le rôle d'un consultant. Bref, il ne sert vraiment à rien, si ce n'est tenter de tirer la couverture à lui… Il doit être sarkozyste celui-là !


[Je fais ici une parenthèse pour vous décrire la scène qui se déroule sous mes yeux : Caramel promène sa gamelle dans l'appartement, la tourne et la retourne, mais si, elle est bien vide… Je pense qu'il tente de me délivrer un message ! Ceci dit, ce n'est pas l'heure du repas. Il joue désormais avec, et grogne car lorsqu'elle se retourne, elle lui tombe sur le museau. Ah, la gamelle est désormais à mes pieds, et il mime de se servir dedans. Je crois que le message est clair… Petite pause pour la remplir.]


Le premier écueil pour moi, lors de cette réunion, est naturellement venu… du directeur de l'informatique. Il a demandé si le système conçu prévoyait un retour à la version précédente du site en cas d'erreur du webmaster, en insistant sur le fait que de telles erreurs s'étaient déjà produites. Je l'ai regardé et le plus naturellement possible, j'ai dit « ah bon ? Mais quand ? Ah, avant que j'arrive…". Ah oui mais à l'époque, il n'y avait pas de webmaster… La question est intéressante et vaut d'être posée, mais cependant, la configuration est différente et nous avons des sauvegardes quotidienne, la sécurité est donc assurée. » Premier scud évité, nouvelle victoire.

La suite de la réunion s'est parfaitement déroulée. Nous avions les réponses à toutes les questions, et les ajustements demandés étaient de l'ordre du détail : rien n'a été remis en cause, et chacun a pu constater que nous avions fait du bon travail.


A titre personnel, la vraie victoire a été d'entendre le premier adjoint dire que j'allais avoir vraiment beaucoup de travail et qu'il fallait en tenir compte, et d'ouïr le directeur de cabinet prendre soin de moi et refuser qu'une élue me demande l'impossible en prenant en charge le contenu lié à sa délégation, car ce n'est pas mon travail d'effectuer une veille sur le développement durable, c'est à son service de le faire.


J'ai pu constater, lors de cette réunion, que j'avais la confiance de tout le monde. Boss était tellement satisfait qu'il m'a invité à déjeuner dans le meilleur resto chinois de la ville, désireux de me faire part de son contentement. J'étais aux anges !


Comme je ne perds pas le Nord, j'ai profité du déjeuner pour évoquer subtilement le cas de Journaliste et de son manque d'organisation, qui rejaillit sur le reste de l'équipe. J'ai ainsi fait part de mes craintes sur la réalisation des prochains numéros du journal, expliquant très clairement que si le service est prêt à se mettre en quatre pour une publication, il devient difficile de supporter l'attitude de Journaliste, qui part du principe que « de toutes façons nous allons faire »… se désintéressant ainsi des conséquences sur notre propre travail, qui de fait est retardé.


Boss m'a confié que c'était son point noir et que justement, il appréciait mon autonomie sur le site internet, insistant sur le fait qu'avec moi il était tranquille, ce qui n'est pas le cas avec Journaliste. Il m'a confié souhaiter qu'elle atteigne mon niveau et parvienne à s'autonomiser, ce qui passe par une meilleure organisation, afin que toute l'équipe –lui en tête- gagne sur son propre temps. Il m'a d'ailleurs confirmé que dès la sortie du site, elle devra se débrouiller seule sur le journal tant il est évident que je n'aurai plus de temps à y consacrer.

Il sait que ce sera difficile mais m'a avoué être très heureux que je donne l'exemple… ce qui lui permet d'argumenter sur le fait que si, c'est possible. Il m'a aussi confié qu'il aime mon humilité –je mets toujours en avant l'équipe sur la réalisation du site- et sur le fait que je ne me plains jamais… ce qui n'est pas le cas de Journaliste. Boss me place donc en exemple et c'est moi qui ai placé la barre à ma hauteur : à Journaliste de l'atteindre voire de la dépasser… Pour l'instant je reste la plus crédible.


Wow que de compliments !!! Je vous l'avoue, ça fait plaisir, même si, je vous rassure, je ne prendrai pas la grosse tête, préférant m'auto-juger quitte à être un peu plus sévère car je le répète, pour moi, ça n'était pas parfait, donc forcément insuffisant. Il est hors de question de se reposer sur ces lauriers : il y a encore du travail. Comme disait un certain JPR, « la route est longue et la pente est droite ». Je reste donc humble… 


La vraie satisfaction que j'en tire, c'est de savoir que cette étape passée, mon travail est connu et reconnu : je gagne donc en sécurité, en entrant dans la zone « protégée » puisqu'il sera désormais plus difficile de penser à se séparer de moi et surtout… Les racontars de couloirs perdent beaucoup de leur superbe car les décideurs –et notamment le dircab, que j'ai dans la poche- sont de mon côté. Pour atténuer ma crédibilité, il faudra désormais plus que des rumeurs, et de vrais arguments. Victoire !


Ce soir, donc, je ne boude pas mon plaisir d'avoir franchi cette première étape. La stratégie suit donc son cours, avec en ligne de mire la sortie du site, qui me confirmera dans l'estime de chacun, fin mars prochain, et le concours de rédacteur qui, si je l'ai, me mettra définitivement à l'abri puisque je deviendrai fonctionnaire. Inutile de vous préciser que je suis déjà au travail…


Voilà, c'était une bonne journée ! Et vous ?

Publié dans Administration inside

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