Perdue dans la quatrième dimension...

Publié le par Ze FML

Nous sommes déjà mercredi et j'ai évidemment de quoi taper sur la fonction publique. Et ne prenez pas cet air outré, vous raffolez de mes anecdotes.

 

Au menu de la semaine, commençons par l'entrée : ma demande d'être administrateur de mon PC. Pour mémoire, je l'étais à Mantes. Et vous allez constater une fois de plus que les mantais sont formidables, car contrairement à d'autres, ils sont intelligents et pragmatiques. Je reprends. Depuis que je suis sur mon poste de webmaster, un poste où il faut toucher un peu en informatique, je me heurte à l'inadaptation de mon PC : il manque des logiciels, des freewares, ect… Je rame donc un max pour faire mon travail et surtout, je perds énormément de temps car les solutions de rechange sont plus longues.

 

La fonction publique étant ce qu'elle est, je n'ai toujours pas ces logiciels sur mon poste au bout de 7 semaines de présence et donc de demande. Conséquence, mon boss a convoqué une réunion avec le directeur de l'informatique. Verdict : impossible d'être admin, sous l'argument que même le maire ne l'est pas (donc deux questions : l'a-t-il demandé, et est-il assez compétent pour ?). Et là, ce biiiip de directeur informatique a tout fait pour que je passe pour une incompétente, en niant au passage tout ce que je lui reprochais. Pauvre mec ! Moralité : la productivité ne sera pas améliorée. Oups, j'ai dit un gros mot : « pro-duc-ti-vi-té ». Promis je ne recommencerai pas !

 

En plat de résistance, nous avons LE sujet du moment : les demandes de formation. Vous le saviez déjà, j'envisage de passer le concours de rédacteur, catégorie B. Comme je ne fais rien comme tout le monde, j'ai demandé à suivre la formation en e-learning. Bah oui mais ça n'est pas proposé par le CNFPT, premier «écueil ». Bah oui mais moi je ne peux pas m'absenter un jour par semaine (option 1) ou pire, deux fois 15 jours d'affilée (option 2). J'ai donc déniché l'info selon laquelle on peut demander des formations autres que le CNFPT quand celui-ci ne les propose pas. Et toc !

 

L'idée semble séduire la DRH. Vous pensez que ça suffit ? Que nenni… Pour pouvoir bénéficier de cette formation, il faut

1 – que je l'ai indiqué sur ma fiche individuelle de suivi : bon, jusque là ça va, je ne suis pas trop bête, donc j'avais anticipé

2 – que cette demande soit validée : c'est à peu près cohérent…

3 – que ce soit inscrit au plan de formation 2009 : là, je n'ai plus la main !

Tout ça reste très logique. Mais il y a un mais : aucune info sur le délai de validation.

 

Vous allez très vite comprendre le problème : le concours est le 16 septembre, et la formation dure 10 mois. Donc il serait bon de m'inscrire au plus tard début décembre pour bénéficier pleinement de l'argent dépensé à me former… C'est du bon sens, mais encore plus lorsque l'on sait que c'est de l'argent public ! Réponse : sinon tu passeras le concours l'année d'après ! Réponse stupide, donc, mais tellement « fonction publique »… Moralité : je vais payer la formation, et si elle est acceptée, je donnerai la facture !!! La fonction publique fait vraiment travailler ma créativité.

 

Et ça n'est pas tout : j'ai demandé d'autres formations, et comme il s'agit d'argent public, je n'ai pas choisi macramé, mais des modules en relation avec mon job. Et il y en a un paquet… Pas moins de 15 jours répartis sur l'année. Mais pour le coup, vraiment indispensables pour développer les projets actés par les élus. Nous verrons… Je vous tiens au courant.

 

Pour le dessert, parlons justement des élus. MaVille est une petite bourgade, historiquement de centre-droit, mais qui vient de subir deux mandats à gauche. En mars, la droite est passée par surprise, largement aidée par le PS. Qui dit surprise dit nécessiter de gérer avec une liste pas forcément composée pour la victoire, et avec un paquet de candidats inexpérimentés et certains arrivés par le truchement d'alliances (notamment les Modem : comme vous le savez, les centristes bayrouistes ont subi une large hémorragie, et on ne peut pas dire que les meilleurs soient restés. Alors imaginez un peu le niveau que ça peut parfois donner au local...).

 

Qu'on soit bien clair, je ne critique pas mes élus, je ne les connais de toutes façons pas assez pour cela. Simplement, nous sommes actuellement dans la zone « débutants », avec des élus qui ne sont pas encore formés ni au niveau, mais qui par contre ont le fantasme de l'élu doté de pouvoirs surhumains avec option dictateur ou sale gosse (je dis, j'ai raison, tu fais, tu te tais, ... je perds les élections). Bref, la période chiante… Vivement que ça évolue un peu. 

Publié dans Administration inside

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