Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît

Publié le par Ze FML

Les passagers à destination du FML News sont priés de se présenter à la porte d’embarquement… Plein de choses se sont passées cette semaine… Attachez vos ceintures, on décolle !

 

Vendredi dernier, le 12 juin, nous avons eu droit à notre « séminaire de communication ». Autrement dit une séance de thérapie de comptoir destinée à « tout nous dire ». Enfin surtout à moi. Et vous allez voir qu’il y a eu du lourd…

 

Au programme de la matinée, séance de travail sur ce qu’on veut et comment on y arrive. Comme on fait de la com’, on a joué sur les mots. Premier accrochage : Boss n’a rien trouvé de mieux à dire qu’il n’appréciait pas qu’on emploie l’expression « nos supports », et a dit qu’il se demandait ce qu’il y avait derrière ce terme… ce qui à mon sens, témoigne de son manque de connaissance de son équipe, car il devrait savoir ce qu’on sous entend par là.

 

Petit détail : c’est moi la vilaine méchante qui dit « mon support », c’était donc un scud à mon égard. Evidemment vous me connaissez, je préfère le jeu du boomerang au lancer de poids, et donc j’ai fatalement relancé le scud à l’envoyeur. Avec pour réponse que derrière, il s’agit d’une responsabilité.

 

Vous l’aurez constaté, ce mot fait 6 syllabes, et ça doit être trop long pour lui. En effet, Boss n’a pas souhaité que nous évoquions la responsabilité que nous avons sur nos supports, malgré ma proposition. Le sujet serait-il tabou ? C’est en tout cas ce que j’ai conclu avec la suite des événements.

 

En effet, je me suis pris un deuxième scud : « le journaliste doit chercher ses infos ». Désireux d’en rester là, Boss a même pris la précaution d’ajouter : « je pense qu’on est tous d’accord là-dessus ». Faute ! J’ai pris la parole pour exprimer mon désaccord ou plutôt, demander à ce que l’on précise « ce qu’il y avait derrière ». Oui, je suis une marrante…

 

Car si on peut tous sortir des lieux communs, type le feu ça brûle et l’eau ça mouille, il est bon de préciser  ce que le journaliste doit chercher, car c’est le fond du problème que je rencontre. Oui pour chercher des infos sur un événement, non pour demander à ma boule de cristal quels sont les événements qui existent !!! Le journaliste est enquêteur, oui, mais pas devin.

 

Finalement, il a été d’accord avec moi, ainsi que tout le monde. Mais j’ai vu à leurs têtes que manifestement, ils avaient raté leur coup. Enfin surtout Journaliste. Qui, je l’ai appris par la suite, était allée voir Boss la veille du séminaire pour donner la liste de ses doléances… Boss étant un adepte du « c’est le dernier qui a parlé qui a raison », il a fait un virage à 180°. Le séminaire a donc été dirigé entièrement contre moi, et rien sur Journaliste. Alors qu’officiellement, on devait tout régler.

 

J’ajoute, au passage, que Boss avait bonne réputation pour sa « sensibilité » dans la gestion des ressources humaines. En clair, il était apprécié parce que quand il avait un reproche à faire, il convoquait le personnel en privé et sans que les autres ne le sachent. Bon, comme je n’avais jamais été concernée, je pensais que ce serait aussi le cas pour moi. Manifestement il y a deux règles et pour moi, c’est le scud en direct devant tout le monde.

 

C’est ce qui s’appelle une trahison ou un couteau planté dans le dos par un lâche qui n’assume pas ses responsabilités. Bah oui, 6 syllabes…Heureusement que je lui ai montré qui est Raoul (pour les fans des Tontons Flingueurs !) et ce même en public –je suis à l’aise sur tous les terrains et quand on me plante, on me trouve- ce qui a permis d’éviter de nouveaux scuds : ma technique de « retour à l’envoyeur » l’a dissuadé de continuer à me faire biiiip.

 

Forcément, l’ambiance était devenue glaciale… Et qu’a fait Boss pour rassembler ses troupes ? Une connerie bien sûr ! Boss n’a rien trouvé de mieux à faire qu’à nous révéler un fait qu’il aurait mieux fait de garder pour lui. Il nous a informé que lors du premier atelier des Etats Généraux, qui n’était autre qu’une commission de réflexion de chavillois investis pour l’avenir de leur ville, et fortement peuplée en opposition, Adjointe Anonyme s’était penchée sur son sac… Allait elle prendre un stylo ? Sa boîte de maquillage ? Nan, elle voulait juste se servir une gorgée de Kro, dans une canette modèle clodo (50cl) déjà décapsulée. Prendre sa dose, quoi…

 

Non seulement le comportement d’Adjointe Anonyme est inadmissible, mais que Boss le répète à son service alors qu’il est Dircom… Et ça se permet de me donner des leçons sur un terme que j’emploie et qui déplait à Jurnaliste, alors qu’il ne fait même pas bien son taf ? Comme dirait Audiard, « Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît. ».

 

Vous comprenez pourquoi je me demande ce que je fous là ???

 

Blasée, j’ai complètement changé d’attitude. Désormais, je ne cherche plus à empêcher les conneries : je les regarde les faire. Je n’engueule plus les services qui ne me passent pas les infos : je ne les mets pas en ligne, et tant pis. La qualité en pâtit, c’est mauvais pour la ville, mais finalement, on ne peut rien me reprocher puisque mon travail est fait. Je considère juste que le site n’est pas « mon support » et que je n’ai pas la responsabilité qui va avec. Je la joue fonctionnaire…

 

Et j’essaie de ne pas m’énerver sur les élus. Dernière subtilité en date, Adjoint Gossip. Ce monsieur s’est permis d’évoquer mon poids avec Coloc, lui demandant si j’avais fait un régime, et lui disant que je devais être très perturbée psychologiquement avec ça et qu’en tant que médecin, il pouvait m’aider. Très classe…

Non seulement pour lui tous les gros sont perturbés –bonjour le jugement de valeur en mode cliché à deux balles !- mais en plus, en quoi ça le regarde ? Je vous passe les questions qu’il a posée sur ma vie privée, à savoir si j’étais mariée ou avec des enfants… La notion de vie privée échappe manifestement à ce représentant du peuple qui aurait mieux fait de demander si j’habitais Chaville, ce qui lui aurait indiqué si j’étais ou non susceptible de mettre un bulletin pour ou contre lui dans l’urne et donc évité de commettre ces maladresses… Ou pas.

 

Comme c’est frustrant de côtoyer ces imbéciles, je m’amuse ailleurs. Je me décentralise, même. Je squatte à Mantes la Jolie. Oui, oui, je sais, j’ai quitté Mantes. Et alors ? Si c’est plus sympa là-bas, je ne vois pas pourquoi je n’y filerai pas un léger coup de main quand ils en ont besoin, puisqu’ils sont en campagne ! Ca fait les affaires de tout le monde donc pourquoi se faire des nœuds au cerveau ?

 

Lundi soir, j’ai donc débarqué à la réunion publique en présence notamment de Pécresse. Ouh là là que c’était sympa !!! Déjà, là bas, les gens ne me prennent pas pour une chieuse, et ils sont plutôt contents de me voir. En plus, ils me font confiance. Enfin cerise sur le gâteau : quand je leur raconte ces anecdotes, ils comprennent tout de suite pourquoi ça m’énerve. On parle le même langage. Ca fait du bien de voir des gens qui ont un cerveau !!!

 

Conséquence, j’ai pris ma décision : je cherche un job ailleurs qu’à MaVille. Où, je ne sais pas bien encore, ça dépendra des opportunités. Je prends le temps de chercher quelque chose qui me convienne dans un environnement favorable. Et ne me dites pas : « bah retourne à Mantes ». Au cas où vous l’auriez oublié, j’en suis partie, et fort heureusement pour eux, ils ont survécu sans moi, notamment en embauchant un remplaçant. La question n’est donc pas à l’ordre du jour…

 

Depuis, je survis ici, avec la motivation d’une huître, mais je fais mon travail, consciencieusement. Enfin presque, car tout de même, le blog www.ensemblepourmanteslajolie.com reste une priorité. Bah oui, pour que mon cerveau continue de servir à quelque chose, et pour mon bien être et donc, ma santé mentale. C’est ce qui me nourrit intellectuellement.

 

Je regarde mes collègues prendre leur rendez-vous de dentiste sur les horaires de travail, prendre 2h pour déjeuner –alors qu’elles ont déjà une semaine de retard sur le planning de réalisation du guide de la ville et pas encore commencé le journal, les deux bouclant au 10 juillet- et je fais mes horaires pile poil… ce qui me fait tout de même bosser bien plus que les autres.

 

Mais quand 17h arrive, c’est la fête ! Je retrouve la liberté et un peu de temps pour vous faire marrer. Vous adorez, ne dites pas le contraire !

Publié dans Administration inside

Commenter cet article