Il y a des jours... et des lunes

Publié le par Ze FML

Cette fin de semaine aura été tout aussi groumpf que son début. Vous n'avez pas pu échapper à la thématique de la semaine : la grève… Alors, cette grève, dans MaVille, c'était comment ?


Et bien ici, on ne l'a pas vue. Ne croyez pas que je fais mon Sarko, je trouve sa phrase de l'an dernier « ici quand il y a une grève, on ne la voit pas » tout aussi imbuvable que lui, et je trouve inadmissible de provoquer la population de la sorte. Mais c'est vrai que de la petite bourgade de MaVille, pour des chavillois résidant et travaillant ici, c'était totalement indolore : école, Mavilbus, mairie, tout fonctionnait. Cependant, il en fut probablement tout à fait autrement pour une large partie de la population, touchée par les effets de ce mouvement social dans les transports, sur les routes, dans certains services publics…


Mon seul et unique contact avec la grève aura donc été avec un ami, un vrai ami, qui ne partageait pas mon avis sur la grève. Alors que j'avais mis sur Facebook l'adresse internet de Stop la grève, il s'en est violemment pris à moi, allant même jusqu'à dire que soutenir Stop la grève le décevait, et qu'il me croyait plus ouverte. Ca m'a mis un coup. Franchement, recevoir un tel message d'une connaissance ne m'aurait fait ni chaud ni froid. Mais qu'un véritable ami, que j'apprécie énormément et dont je respecte les idées, puisse sous entendre qu'il pourrait changer d'avis sur moi selon mon soutien à Stop la grève, ça m'a vraiment fait de la peine. Evidemment qu'il se rassure, je ne lui en veux pas, et je l'apprécie toujours autant pour ce qu'il est.


Vendredi, la journée aura été vraiment dure. Toute la semaine, j'ai accusé la fatigue, faute d'avoir pris suffisamment de vacances. Et malheureusement, je bosse samedi matin et le prochain, ce qui me retire deux grasses matinées. Vendredi, donc, j'étais un peu au bout du rouleau. Et c'est ce moment là qu'a choisi le premier adjoint pour me faire biiiiip !


Dès le matin, j'avais eu en ligne le développeur du site, mécontent de l'état de stagnation de nos affaires en raison du manque de validations. J'ai attrapé mon boss au vol pour lui expliquer en 30 secondes que sérieusement, ça ne pouvait plus durer.


Pourquoi du retard ? Et bien… en partie à cause du directeur informatique, celui qui me fait biiiip, et qui n'a répondu à mes questions que mercredi, questions posées depuis plus de 3 semaines, et une semaine après la présentation au Maire. L'autre partie du retard est imputable à M. Identité visuelle qui, depuis qu'on lui a sucré sa papage-à-lui-qu'il-voulait (pré-page d'accueil) met encore moins de bonne volonté à faire ce pour quoi on le paie.


Me voilà donc coincée entre un développeur, qui doit avancer le projet mais ne peut pas, et des supérieurs qui ne comprennent pas la nécessité de tenir ce planning. Boss a accepté que je demande les validations en urgence, mais c'était sans compter sur Premier Adjoint, bien content d'avoir une occasion de dire qu'on ne lui demande pas les choses en 5 minutes.  


Une fois de plus, Premier Adjoint n'a pas mis les formes dans le scud qu'il m'a envoyé copie-le-terre-entière et notamment le Maire. Ma réponse, très diplomatique, m'a valu un appel du développeur, me disant qu'il était en ligne avec Consultant, et que tous les deux avaient applaudi des deux mains et des deux pieds en me lisant. Au moins deux qui reconnaissent mon travail, et qui comprennent ma position… En effet, je suis entre le marteau et l'enclume : mon job de chef de projet est de le mener à bon terme, selon le planning, mais voilà, étant dans la fonction publique, je ne dispose ni des moyens ni de la légitimité de forcer les autres à répondre et à valider. C'est abbérant, mais c'est ainsi. Damnit !


Premier Adjoint, lisant ma réponse, s'est senti tout minable, et m'a adressé un gentil message… copie-personne-du-tout, ce qui m'a vraiment mise hors de moi : trop facile de me critiquer devant tout le monde et de ne pas accepter de revenir en arrière devant les mêmes personnes !!! J'ai donc informé Boss de la situation. Nan mais !


J'ai ensuite enfin pu préparer mes petits cahiers pour le cours de gestion de blog que je donne demain et le samedi suivant aux associations. Puis j'ai quitté le bureau à 18h, soit 11h30 après y être arrivé et sans pause. A ce stade, j'avais un peu la haine…


Petit tour au Monoprix pour remplir le frigo. Bon, j'ai oublié plein de trucs, j'ai failli tomber d'inanition dans les rayons, et je suis rentrée à la maison dans un état proche de l'Ohio… avec le moral presque à zéro. Là, j'ai décidé de commander une pizza, désireuse de manger rapidement sans effort, et surtout sans attendre la livraison de Monoprix.


Petit tour dehors pour Caramel et au pied de l'immeuble, flûte ! J'avais oublié de dire sans fromage et vous le savez, je ne supporte pas le fromage !!! Sortie écourtée pour Caramel et retour à la maison pour négocier que la pizza soit sans fromage. Heureusement elle le fut…Et là, là, encore une tuile : tout à coup, j'ai vu Caramel s'accroupir et… pisser par terre !!! Mais il venait de faire un litre dehors !!!


Epuisée, j'ai décidé… de me coucher, suivant l'adage « demain est un autre jour ». J'ai débuté la journée de samedi par mon cours de gestion de blog aux associations. Quelle bande d'indisciplinés ! Mais c'était sympa quand même. Enfin à l'exception de Monsieur J'abuse, un ex-enseignant qui est aussi un ex-élu, qui vient en formation pour la seconde fois, et qui n'a rien trouvé de mieux que de demander un autre cours. Quel manque d'autonomie, et c'est un enseignant en plus ! Plus on leur donne, plus ils en veulent… Evidemment aucun chef pour me soutenir et lui dire stop, me voilà donc obligée de le reprendre en cours. Et il le sait…


Une fois la formation achevée, j'ai fait quelques courses, puis j'ai rejoint mon domicile, bien décidée à bosser mon concours. Malheureusement, je me suis endormie comme une masse. Au réveil, la fièvre avait bien monté. J'ai décidé de faire un effort et de faire au moins des fiches sur les cours déjà vus. Au bout de deux heures, j'ai jeté l'éponge… à presque 39 de fièvre. Et j'ai de nouveau comaté.


Dimanche, la journée a été tout aussi calme, même si cette fois j'ai repris mes cours pour avancer le droit administratif.


Lundi, au réveil, MaVille s'était couvert d'un manteau blanc d'environ 5cm, pour le plus grand bonheur de Caramel. Par chance, le temps n'était pas trop froid. Arrivée au bureau, les ennuis ont commencé. Au menu, un mail de Premier Adjoint, revenant sur sa décision de vendredi, mais toujours sans validation malgré mes alertes sur le retard pris. Bon, j'ai prévenu Boss et laissé tomber la gestion du planning : face à temps de bâtons dans les roues, ça suffit !


S'en est suivi une prise de tête avec M. Animation qui a le gros défaut de penser qu'il est seul au monde. Aujourd'hui, c'était le début des inscriptions pour la brocante, l'événement de l'année, et soit disant, les gens se plaignaient de ne pas pouvoir télécharger les bulletins d'inscription sur le site, alors que c'était écrit dans le journal qu'ils seraient disponibles aujourd'hui. Et ce biiiip, au lieu d'être un peu responsable et de connecter avec ses deux neurones que la journée n'est pas nécessairement 8h du matin, m'a pris la tête… alors que j'étais en train de les mettre en ligne !!!

Et comme si ça ne suffisait pas, dans le service d'à côté, le téléphone sonnait, sonnait, sonnait…

 A la 60ème sonnerie, j'ai bougé mes fesses. Bah oui, Miss Chantage était absente pour cause d'enfant malade, sa collègue en congés, sa chef n'avait pas 4 bras, et sa grande chef, Mme Finances, était absente parce qu'il y avait de la neige… alors qu'elle habite à côté. Donc c'est moi, d'un autre service, qui ait décroché le téléphone. Pour me faire engueuler, évidemment.


Vous croyez que c'est tout ? Nan, nan, nan… Journaliste nous a pris la tête parce que soit disant, elle ne peut pas écrire ses articles tant qu'on ne lui a pas rendu les nôtres. Alors d'une part, c'est faux, d'autre part, j'ai rendu les miens vendredi. Mais Journaliste est une biipp. Donc parmi ses revendications, il y avait aussi l'exigence de confirmer la réunion de service de demain, et dans un de mes articles il y avait un « et » en trop. Là, je l'ai envoyée bouler en lui disant de bien lire mon mail, qui précisait que « je les avais écrit vite et que donc il y avait probablement des fautes ». Nan mais ! Oui, je suis désagréable… Qu'elle bosse au lieu de papillonner et ensuite elle pourra ouvrir sa bouche.


Enfin, ma journée s'est résumée à refaire tout le fichier des assos, à cause des données improbables fournies par le service des sports. Ce document me fait vraiment craquer car le service des sports m'a remis deux fichiers… qui ne contiennent pas les mêmes infos !!! Résultat, c'est à moi de refaire le fichier si je veux que le site soit performant… Eux j'ai envie de les tuer, mais si je leur dis, ça va encore faire un drame…


Franchement, je me demande chaque jour ce que je fous au milieu de ces gens imprécis et infoutus de faire leur travail correctement. Je viens bosser malade, je vois des gens qui abusent des absences au motif qu'ils sont chefs, et ceux qui bossent le font par-dessus la jambe, sans parler des élus qui sont parfois imbuvables et qui ne tiennent pas compte de nos impératifs. Je n'ai qu'une envie : partir en courant.


Et vous ?

Publié dans Administration inside

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