Goran Bregovic

Publié le par Ze FML

 

goran_bregovic2.jpgCompositeur –fétiche de Kusturica depuis Le Temps des gitans, Goran Bregovic a contribué à rendre les films de Kusturica inoubliables en faisant de ses musiques l’un des éléments fondamentaux de sa cinématographie.

 

Ancien leader de White Button, groupe –symbole de la marche de la Yougoslavie vers l’Amérique dans les années 80, Goran Bregovic était une véritable rock-star dans son pays. Vint la rencontre avec Emir Kusturica, et la collaboration des deux “ rockers ” : le guitariste-chanteur et le bassiste-cinéaste.

 

Ce fut d’abord la bande-son du Temps des gitans, marquée par le somptueux Ederlezi, devenu depuis malgré lui l’emblême des nationalistes serbes. Largement inspiré par le folkore tzigane, Goran Bregovic a essentiellement arrangé des morceaux populaires, et notamment le morceau-fil conducteur Talijanska, que Perhan joue sans cesse à l’accordéon, dans un mixage qui a transformé ces thèmes en véritables morceaux-cultes.

 

Arizona Dream. Autre pays –les USA – autre culture, mais même compositeur. Et Iggy Pop au chant, mêlant ses incantations aux rythmes variés et surnaturels de Bregovic dans une nouvelle approche de la rock attitude. Un véritable succès mondial qui hante encore les platines.

 

Puis ce fut Underground. Et l’explosion du son, dans un déluges de cuivres et de cordes. Une musique continuellement intégrée à l’image. Des chansons populaires, exprimant la joie, la vie … Le film débute sur un solo de cuivre, et s’emballe au rythme de Kalashnikov, un thème mi house-mi traditionnel, véritable charge militaire (d’où son nom) comme une crise de nerfs.

 

Depuis, Goran Bregovic suit son chemin, entre la composition pour d’autres réalisateurs (La Reine Margot, de Chéreau) et quelques musiques de pubs (Evian), avant de retrouver son élément moteur : la scène. Désormais ce n’est plus lui la star, mais sa musique, qui part en tournée dans le monde. Son succès lors de son passage à l’Olympia – une salle de 3000 personnes debout chantant et dansant aux rythmes de ses musiques - reste le témoin de l’énergie qu’il a insufflée aux films de Kusturica. On regrette déjà son absence au générique deChat noir, chat blanc

Publié dans Kusturica Dream

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