Esprit de Noël, es tu là ?

Publié le par Ze FML

Pendant que bon nombre d'entre vous sont en vacances –mais pas tous, alors bon courage à tous ceux qui bossent-, je vis mes dernières heures au bureau … pour l'année 2008, avant une trêve de cinq jours, que j'attends avec une certaine impatience… Après le FML News de la semaine dernière, vous vous dites certainement qu'il ne peut rien se passer de plus. Erreur ! Les jours passent et la Biiperie est toujours parmi nous.


Coloc est en vacances, et a passé une mauvaise journée de pré-réveillon de Noël. Et une fois de plus, j'étais l'objet du délit. Ainsi, elle m'a encore fait part de son désarroi au sujet des rumeurs : elle ne se fait pas à l'idée qu'on ait pu la plaindre de bosser avec moi, et cherche à en savoir plus. Oh mais que c'est mignon… L'esprit de Noël aurait-il réintégré mon bureau ?


Coloc a mis toute son énergie à tenter de me persuader qu'elle me fait la gueule depuis 3 semaines parce qu'elle ne va pas bien. Ca, je peux comprendre... D'autant que parfois certaines situations prennent vraiment la tête, et dans ces cas là, peu importe les collègues, il faut supporter d'être 8h au bureau. Soit.


S'en est suivie une pause de cinq jours, avec un réveillon super sympa chez la cousine, et un petit tour à Amiens chez le frangin. Relisez cette phrase et vous constaterez que ça rime… L'Enfer a du style ! 


Retour au bureau ce lundi. A reculons… Et là, c'était le drame. Tous les blogs du MaVille Blog avaient disparu. Mais le pire était à venir. Selon notre prestataire, c'était une erreur de manipulation : l'un des deux administrateurs, à savoir Miss Assos ou moi, avait effacé un à un tous les blogs. Tu parles d'une erreur ! Cocher la cache « Supprimer », puis dire « oui » à chaque question « voulez vous vraiment supprimer ce blog ? », et faire cette « erreur » 14 fois… A ce stade chez moi ça ne s'appelle plus une erreur, mais une intention malveillante.


Bah non, notre prestataire nous pense assez bêtes pour faire ça. Selon l'informaticien –celui qui n'a toujours pas installé mes logiciels…- ça sent le pipo à plein nez et selon lui, je ne vais jamais réussir à prouver que c'est un bug dans le système. Bon, comme je suis têtue et rusée, j'ai demandé à avoir le fichier des logs, c'est-à-dire de toutes les connexions sur le moteur, identifiées, avec les actions précises entreprises par chacun. Histoire de prouver que nous n'avons jamais retiré ces blogs.


Bon, ce prestataire nous prend vraiment pour des biiip, mais n'est pas assez biiip lui-même pour nous fournir les preuves que son système est défectueux, et manifestement pas assez honnête pour entreprendre les réparations. C'est donc devenu tout à coup très compliqué de récupérer ce fichier. Soit disant trop long à formater (retirer ce qui les dérange ?). Nous avons donc proposé de payer et là… Foutage de gueule, le tarif annoncé était de 12% du prix total du moteur.


Je vous passe que le marché prévoit une formation « offerte » et que pour eux, former les administrateurs c'est répondre à nos questions par mail. Du coup qui doit préparer elle-même des cours pour les associations qui veulent bloguer ? Bibi ! Et d'après vous que contient le support technique qu'ils offrent –enfin, que l'on paye- ? Eh bien tout ce qui ne relève pas… des bugs. Ces fameux bugs qu'on ne peut démontrer.


Voilà le monde merveilleux dans lequel j'évolue… Quand ça n'est pas les fonctionnaires qui me biipent, ce sont ces prestataires pourris qui répondent à des marchés en surfacturant leur prestation et en n'assurant aucun suivi, autrement dit qui rackettent le secteur public !


Alors pour me remonter le moral, que j'ai assez bas, j'ai décidé d'attribuer à ce prestataire le Biiiip de Platine de cette année 2008.


Ce matin, il ne faisait pas un temps à mettre un chien dehors. Les trottoirs étaient gelés, les sableuses n'étaient pas passées, conséquence… pas de bus. Contrairement à un lecteur québécois que je salue, il était impossible que je finisse comme lui sous le bus… Rassurez vous il va très bien, car heureusement pour lui, il est tombé lorsque le bus était à l'arrêt. Moralité : attention dans vos déplacements !


Je suis donc descendue à pied, au risque de me rompre le cou. Arrivée au bureau, le gentil Mec des Marchés est venu me saluer. Il avait, comme chaque matin, préparé le café. Sa chef était une fois de plus aux abonnés absents, sans avoir posé sa journée. Bref, c'était une journée normale, ennuyeuse, et glaciale… Rien de nouveau à l'aube de 2009 ! 

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