En campagne Simone !

Publié le par Ze FML

Je vous entends déjà vous plaindre de l’absence d’un nouveau numéro du FML News… mais c’est que le temps se fait rare !

Au cas où vous n’auriez pas bien lu le dernier numéro, ou pas une grande connaissance de la loi française, qui dit invalidation d’un élu dit élection partielle pour renouveler son mandat. Il ne peut, dans ce cas particulier, être remplacé par son suppléant. Et donc, Mantes-la-Jolie votera les 21 et 18 juin pour élire son nouveau successeur dans le fauteuil de conseiller général, en remplacement de notre très cher Pierre Bédier (voir FML News n°32 pour comprendre à quel point il m’est cher).

Le rapport avec la choucroute ? Après 3 années passées à Mantes, il est bien naturel que j’aide dans la mesure de mes possibilités. Alors certes, je ne suis pas directement sur le terrain, étant à 50 bornes de Mantes… mais je file un léger coup de main tout de même sur le blog, qu’il a fallu mettre en place à la vitesse de la lumière.

Du coup, mes récentes soirées ont été occupées à comprendre pourquoi telle ou telle page ne fonctionnait pas, réécrire le code, ramer, et finalement trouver, le tout en peu d’heures car la campagne étant courte, il fallait aller vite. Le bébé est désormais né, et j’ai beaucoup de plaisir à partager sa garde avec Successeur : chacun ses dossiers. A lui les montages vidéo, à moi les mises en ligne d’éléments graphiques. Un bien beau tandem !

Mon implication dans la campagne est -vous l’aurez constaté- très light, pour des raisons géographiques. Mais c’est un plaisir et ça reste très excitant, d’autant que l’enjeu est de taille pour Mantes la Jolie : les électeurs auront à choisir entre la continuité, en choisissant Michel Vialay, maire de Mantes la Jolie, ou la rupture, en votant pour l’opposition.

Et la question est d’importance. Mantes la Jolie est une ville canton, gérée par une majorité municipale de même étiquette que la majorité départementale. Choisir Michel Vialay, c’est assurer le financement de projets déjà concertés avec le conseil général… ce qui ne sera pas le cas des opposants. L’avenir en dépend alors Mantais… ne vous trompez pas de bulletin !!!

Parallèlement, l’ambiance au bureau est… Je n’ai pas de termes. D’un côté c’est nettement mieux, et de l’autre, j’ai tourné la page. Je m’explique. La pression mise sur Journaliste a porté ses fruits et nous avons eu, depuis mes dernières newsletters, une discussion constructive, qui a fait suite à un mail que je lui avais envoyé et dans lequel je lui exposais mon avis sur ce qui posait problème. Désormais, les choses sont réglées avec elle. J’ai accès aux infos, elle a compris que je ne cherchais pas à copier ses articles (ce dont elle avait peur), et capté que mon principal souci était juste d’avoir connaissance d’un événement pour pouvoir en parler… CQFD.

Un problème de résolu, un autre apparaît… Désormais c’est Boss qui me fait biiip. Boss a tendance à oublier de me dire plein de trucs, et à me caler des réunions sans que je le sache, ce qui perturbe vraiment mon planning. Or, au risque de vous surprendre, j’ai un peu de travail, que la réunionite aigue ne permet pas de faire (encore que je pense sérieusement à venir en réunion avec mon mini-PC…). Bref, j’ai horreur de ce manque de rigueur, et donc ça frotte un peu entre lui et moi.

Autre problème de Boss, son côté « carpette ». Parmi les réunions imposées et découvertes 1h avant la tenue de ladite réunion, il y avait un rendez-vous avec Conseillère municipale rétrogradée, qui a déjà réussi à perdre une délégation au bout de 6 mois de mandat, ça vous en dit long sur son niveau… Encore une « winneuse » !).

Conseillère municipale rétrogradée pense. Comme elle n’a rien à faire de sa vie monotone, et qu’elle veut à tout prix regagner les faveurs de Maire, elle agite ses quelques neurones dans tous les sens et tient à ce que ses idées soient appliquées sur le site internet. Diantre !

Certaines sont bonnes, mais d’autres sont… comment dire… profondément débiles : non seulement elle n’a pas été livrée en sens politique, mais manifestement la cigogne a aussi fait grève sur le sens de la communication. J’ai donc eu de sa part des suggestions fantasques et complètement à côté de la plaque.

L’ennui, c’est que nous sommes dans la Fonction Publique. Aussi, elle l’a joué à la Matrix et pensé que comme elle était l’Elue, demander une réunion avec Boss et moi se passerait de la manière suivante : elle donnerait ses idées, et je dirais Amen à tout, tremblante devant Boss et Elue.

C’était mal me connaître et donc, elle a pris sa tarte. Autant j’ai applaudi à certaines de ses idées –au risque de vous surprendre, je suis juste et lorsqu’une idée est bonne, je ne vois pas pourquoi faire de l’opposition systématique- autant quand c’était con, je ne me suis pas gênée pour le faire comprendre… avec toutefois un vocabulaire plus châtié.

Toutefois, vocabulaire choisi ou pas, on comprend bien le message, et quand on s’appelle Conseillère municipale rétrogradée et qu’on a le melon qui ne devrait pas aller avec un tel nom, on a du mal à l’accepter. Donc, on n’écoute pas, on gueule. Sauf qu’avec moi, ça ne prend pas. Du coup, elle a eu droit à une deuxième tarte, sur le thème « quand vous serez prête à m’écouter, je parlerai mais là, je ne vois pas l’intérêt d’utiliser ma salive ».

Oui, oui, oui, je tarte, mais il faut bien comprendre qu’un élu est un humain comme un autre et qu’en plus, il doit faire attention à la manière dont il parle au personnel municipal (qui au mieux vote dans la ville, au pire raconte son « sentiment » sur la municipalité à la ville entière car quoi que recoupe la fameuse notion de « devoir de réserve », sachez qu’en pratique personne ne l’applique), et en aucun cas ne venir à une réunion dans le simple but de faire pression sur le personnel sans lui avoir préalablement fait croire qu’il allait l’écouter.

En d’autres termes, l’élu qui veut faire passer un message, même de pression, doit s’assurer d’avoir laissé penser au fonctionnaire qu’il avait écouté ses remarques, avoir un argumentaire béton (A noter que l’argumentaire béton peut être un pipo intégral, mais pour cela il faut avoir un certain sens politique), ou à défaut avoir suffisamment de crédit et d’autorité pour imposer son idée, même conne (ce qui est l’apanage des grands élus).

L’élu doit également savoir à qui il s’adresse : si c’est à un chieur, il doit déjà savoir comment le contourner, et si c’est un individu doté de sens politique, il doit jouer sur cette corde. Autant de qualités que n’a pas conseillère municipale rétrogradée et d’informations qu’elle n’avait pas jugé bon de recueillir... ce qui l’a envoyée droit dans le mur.

Vous me trouvez dure ? Avouez que c’est vraiment marrant pour moi de les balader comme ça et que je n’allais pas me priver de mon joujou du jour… J’en ai tellement marre de ces invertébrés de la politique qu’il faut bien que je tourne ça en dérision puisque de toutes façons, c’est sans conséquence : mes arguments étant bétons, et ma manière de les présenter judicieuse et politique, je reste irréprochable…

Dans ces circonstances, comment ne pas profiter au passage de bien faire passer le message « qu’on ne me la fait pas à l’envers » ? Franchement, vous croyez qu’après ce rendez-vous, elle osera en programmer un autre dans le même état d’esprit, à savoir me faire plier ? Non, car elle a pris conscience qu’il lui faudrait travailler un peu ses dossiers avant d’y revenir… Ca s’appelle de la formation J

Evidemment dans ces circonstances, le moral n’est pas au beau fixe. Bon, je ne suis pas six pieds sous terre, mais j’ai de plus en plus de mal à supporter mon boulot, et une furieuse envie de partir. Très clairement, prendre ce poste m’aura appris une chose : je suis faite pour faire de la politique, pas pour travailler dans les services d’une administration.

Malheureusement, il n’est pas possible de retourner à Mantes, car la vie là bas se déroule très bien sans moi, et j’ai un successeur. Il faut donc patienter le temps de trouver une opportunité qui me conviendra… et peut être, je l’espère, une terre d’accueil pour un futur mandat. Parce que ça me démange !!!

Et si la campagne à Mantes est incroyablement excitante pour moi, car toute campagne est excitante pour moi, je prends en pleine poire le deuxième effet kiss cool : j’étais bien, là bas, avec des gens intéressants, compétents (enfin pas tous, ne rêvez pas ! Nan, nan, pas de nom…), et surtout affichant une réelle volonté politique. Parce qu’à Chaville, je cherche encore le projet…

M’enfin j’ai fait un choix, je l’assume, et … je m’ennuie. Donc je fais campagne à Mantes. La nuit. Appelez moi Néo 2.0, forfait illimité soir et week-end ! Prochain déplacement à Mantes lundi soir pour le meeting de campagne, enfin si je trouve un hébergement sur Mantes car l’Hélvète m’ayant plantée la dernière fois, il faut tout de même prévoir afin de ne pas me retrouver coincée à la gare pour la nuit.

Et sinon pour vous ça se passe comment ?

Bon courage à tous, et j’espère voir tous les mantais lundi !

Publié dans Administration inside

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