Dur labeur !

Publié le par Ze FML

464.JPGDepuis 2 ans maintenant, j’habite dans un ILN, les fameux logements sociaux « plus », c'est-à-dire plus chers mais en théorie mieux que les HLM. Mon immeuble, en effet, est idéalement situé, à deux pas d’une forêt, et se trouve dans un quartier très calme, dans lequel j’ai grandi. Un affaire ! Cependant, il date des années 70, et commence à se faire un peu vieillot, faute d’entretien régulier malgré les charges qu’on ne se prive pas de nous prélever. Même l’Opievoy, notre bailleur, a fini par s’en rendre compte… et programmé une rénovation dont j’entendais parler depuis mon entrée dans les lieux. Alleluïa !


Au programme, le changement des colonnes d’évacuation des eaux usées, des sanitaires (salle de bains et cuisine), sols, peintures et fenêtres. Soit une rénovation plutôt ambitieuse à l’issue de laquelle je pourrai enfin commencer à aménager décemment mon appart. En effet, j’avais été prévenue de l’imminence toute relative de ce chantier dès mon entrée dans les lieux, et bien que j’ai hérité d’une douche pourrie, la gardienne m’avait déconseillé d’en changer, m’expliquant que tout serait détruit lors de la rénovation… Il était donc urgent d’attendre.


La particularité de ce chantier, c’est qu’elle se fait « en milieu habité ». Donc pendant que nous vivons dedans. Et ça complique les choses… Le chantier, à l’origine, devait démarrer début juin. A force de questionner la gardienne –qui malheureusement en sait rarement plus que nous- nous avions fini par apprendre que nous serions tenus informés par affichage des travaux dans notre appartement, une prévention personnalisée par un petit mot dans nos boîtes aux lettres étant manifestement de trop pour l’Opievoy. Il était question d’être prévenus 15 jours à l’avance pour le changement des colonnes, et une semaine avant pour le reste des travaux, ces délais devant obligatoirement inclure un week-end afin que nous puissions préparer nos appartements.


Courant mai, une visite a été programmée dans nos appartements… N’ayant pu me libérer de mon emploi ce jour là, je n’ai pu obtenir les informations nécessaires sur la conduite des travaux et lorsque j’ai finalement réussi à croiser ma gardienne, ce fut pour apprendre que la société qui devait effectuer les premiers travaux –le changement des colonnes- avait refusé le marché. Les travaux ont donc été retardés.


Courant juin, les choses se sont accélérées. Une affichette mal positionnée indiquait le début des travaux… sans indiquer quel appartement était concerné à quel moment !!! Une fois de plus, il a fallu que chacun se débrouille pour croiser la gardienne, et tenter d’en savoir plus. Par chance, c’est arrivé chez moi alors que j’avais déjà achevé mon CDD. Et juste avant mes vacances. Je l’ai appris sur le petit planning affiché sur ma porte, et qui reçoit une date pour chaque phase dès que l’une est achevée, sans que l’on comprenne trop bien les critères de décision. Disons que notre chère gardienne tente de concilier nos disponibilités –qu’on ne nous a jamais demandées et qu’on doit imposer, faut pas déconner - avec celles des prestataires…


Le week-end précédent le 14 juillet, j’ai donc débarrassé mon petit appartement. Pas de bol, j’avais une colonne dans la salle de bain, une dans la cuisine, et une… dans le placard que j’ai transformé en dressing. Cet endroit là fut le plus problématique à gérer… C’est ainsi que la pièce à vivre de mon studio est devenue un débarras géant. On y trouvait, pêle-mêle, une colonne de salle de bains –qui y est toujours, les travaux n’étant pas terminés dans cette pièce, un portant avec le minimum de fringues nécessaires pour survivre cet été, ma collection de chaussures, et tout ce qui peut se trouver dans un placard de filles. Imaginez… Pour la cuisine, j’avais fait le service minimum, imaginant mal mes fringues mêlées aux ustensiles de bouffe. Tout de même !


Ce jour là, les travaux sont allés relativement vite, de 9h30 à 15h30, avec une pause déjeuner de 1h30. Pendant laquelle je n’ai pas pu déjeuner… Bah oui, les vivres et les ustensiles étaient inatteignables. Bonus track : j’ai eu des toilettes tout neuf. Seul bémol : qui dit changer les colonnes dit faire des gros trous, y compris dans les murs où passent les tuyaux… et dans un monde parfait, les reboucher. Ce qui n’a pas été fait. Motif : le ciment n’avait pas été livré. Rendez-vous a été pris pour le faire le jeudi 15 juillet –je n’étais pas dispo mais ma mère l’était-, ce qui m’a valu de passer le 14 juillet avec mon barnum dans le salon ! Et là… le ciment n’a pas été livré non plus.


Les ouvriers se sont donc pointés le 16 mais là, impossible pour moi de répondre favorablement : je recevais le lendemain, il n’était donc pas possible de garder l’appart dans cet état. Il a donc été convenu que ce serait fait à mon retour de congés… Non plus : cette fois, c’est la société qui est en vacances. Ils reviendront donc… après que les peintures aient été faites. Réponse des peintres, à qui j’ai soulevé le problème : « Ca n’est pas nous, c’est une autre société ». Certes, mais ça reste crétin sur le principe. De l’absurdité de travaux et de livraisons mal planifiés !


De retour de vacances, j’ai découvert que les travaux étaient pour le lundi 2 août. J’ai donc tout préparé pour. Telle ma sœur Anne, ne voyant rien venir le jour dit, j’ai chopé la gardienne… Ce n’était pas le bon jour. Et impossible de connaître ma date. Ce n’est que le jeudi 4 août que j’ai fini par avoir l’info selon laquelle la phase 2 était pour ce matin. Sur le délai d’une semaine, on repassera. Heureusement que je ne bosse plus !!!


Ce matin, j’ai un peu flippé que personne ne se pointe. Logique. Mais ils sont bien venus. A priori, le chantier va durer deux jours, et inclut la faïence –un joli nom pour ce carrelage très très moche-, qui est la phase 3. A ce stade, le lavabo, l’évier et la douche ont disparu : RIP… Les ouvriers sont plutôt sympas. Je le suis avec eux car ils ne sont pas responsables de ces désagréments, dûs à leurs sociétés ou à l’Opievoy, mais ni eux ni la gardienne ne doivent payer pour l’inconséquence des organisateurs.


A l’instant, le plombier qui refait l’appart me signale qu’il y a une petite fuite dans la cuisine, et me demande si je le savais. Je l’ai bien évidemment signalée mais il m’a été répondu que tout allait être refait et que ça ne serait donc pas changé, peu leur importait que la fuite me coûte en consommation d’eau d’ailleurs. Cette réponse a dépité le jeune plombier… La réparation n’étant pas dans son marché. Il va naturellement la faire, pour ne pas être retardé dans la rénovation de l’appartement, mais elle ne gênait en aucun cas les travaux, n’aurait pas été détruite, et relevait d’un autre prestataire. Il s’est donc un peu confié sur les conditions de ces travaux, et m’a appris que régulièrement il manque du matériel, et que tout le monde s’en fiche… Ce qui explique que les travaux durent plus longtemps que ce qui nous avait été annoncé.

 

Et à l'instant, il vient de se reprendre une charge de travail. Une locataire a une fuite dans ses toilettes, il est plombier, et comme il est là... Le prestataire qui devrait gérer le problème demande à ce que ce soit vu avec lui. Peu lui importe mon appart ! Le gentil plombier, qui fait déjà tous les jours des heures supplémentaires non payées, se coltine le travail des autres, qui n'en ont rien à foutre qu'il termine à pas d'heure juste pour que nous, les locataires de "l'appart du jour", nous puissions avoir de l'eau à la fin de la journée. Manque de respect de l'autre, surcharge de travail pour les ouvriers, et au dessus, tout le monde s'en lave les mains... Pas joli-joli.


 

Publié dans Me & my life

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Elise 10/08/2010 02:37


He bin! Et moi qui me plains de mon patron! Au moins nous autres on a nos materiaux a temps, bien qu'il fasse les faire venir en camion, plus de 1,500 km. Ne pas etre livre a temps en region
parisienne, ca me parait nul, comme excuse.