Cube

Publié le par Ze FML

cube_ver1.jpgUne pièce carrée, dans laquelle se retrouve plusieurs personnes. Sur chaque mur, une trappe, qui ouvre sur une autre pièce exactement identique. Un gigantesque labyrinthe, de forme cubique. Sauf qu’ici les voies sans issues ne sont pas des murs, mais des pièces contenant des pièges mortels. Autant ne pas se tromper de trappe …

 

Un film au carré

 

Cube est quasiment un thriller, dont l’adversaire à combattre serait ce gigantesque cube d’acier. Face à ce mastodonte, un petit groupe d’individus. Aucun d’entre eux ne sait pourquoi il est là. Mais tous ont des compétences spécifiques qui, réunies, peuvent les mener à la sortie. La réponse se trouve alors dans l’esprit, seule manière de surpasser la matériel, donc le cube … A condition de coopérer bien sûr.

 

Le scénario est extrêmement bien construit, et le film se déroule sans temps mort, malgré un décor unique et dépouillé. Le suspense est constant, car la mort peut se cacher dans chaque pièce, ou dans chacun. Ce qui prime dans le film, c’est la réflexion des personnages, et leur parcours physique mais surtout intellectuel dans le labyrinthe. Certains périront dans les pièges, mais tous auront apporté leur contribution à ce gigantesque problème mathématique dont la solution relève à la fois d’un sens aigu des maths et du bon sens le plus évident. Mais pour la trouver, les compétences médicales, les indices du constructeur de la coque externe du cube, les trucs du voleur et les questions du policier seront utiles au cheminement du groupe.

 

Symbolisant la sagesse et la vérité, le cube se présente alors, au-delà de la dimension uniquement cinématographique, comme la traduction du parcours intérieur, au détour duquel, dans ses choix, chacun peut choisir la mauvaise voie.

 

En ce qui concerne la réalisation, Vincenzo Natali a peaufiné ce premier film. Par les éclairage, propres à chaque pièces. Par les effets spéciaux, nécessaires à ce film de science-fiction. Par le montage, qui inculque un rythme soutenu au film, nécessaire pour captiver l’attention du spectateur et le focaliser sur le parcours des personnages. Par la durée, complètement maîtrisée et volontairement courte : 1h25.

 

Certes le film est très violent, et est à déconseiller aux âmes sensibles, tant les scènes de mort sont dures et sans concession dans la manière de les filmer. Certes à la fin le film s’enlise dans cette violence, sans que l’on comprenne vraiment pourquoi l’un des personnages est devenu fou. Mais Cube reste intéressant et réussi, et le réalisateur à encourager pour son cinéma sans concession, certes, mais aussi très symbolique et, à sa manière, une métaphore du combat perpétuel truffé de danger qu’est la vie.


Publié dans Ciné-Mind

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