Besoin d'un break !

Publié le par Ze FML

Quel bonheur de vous adresser cet article depuis ma maison… En effet, je suis en congés, vu le nombre de jours que je dois caler avant le 31 décembre (voir numéro précédent). J'ai donc pris un viaduc, comme à mon habitude, afin de me faire une mini-semaine de off. Avec au programme, un petit passage à Mantes la Jolie pour voir les copains. Il me faut au moins ça !!!

 

Et voici maintenant un sujet comme vous les aimez : les heures supplémentaires. Dans la Fonction Publique, les gens estiment qu'un sou est un sou, et qu'une seconde est une seconde. L'autre jour, X, catégorie B, me fait toute une histoire car soit disant les heures sup' qu'il fait pour l'événementiel le week-end ne seraient pas payées. Je lui explique que ça n'existe pas. Il me sort sa feuille d'heures sup' et me dit « regarde, ils ont coché la case récup ». Ben c'est quoi une heure sup' si c'est pas une journée off payée ??? Il me dit qu'il bosse trop, et qu'il n'a pas le temps de prendre des récups. Je réponds « Bah regarde, là tu viens de passer une heure à me parler. Comme tous les jours. Tu vois que tu peux prendre des jours off… ». Oups… C'est sorti tout seul.

 

Mais il y a encore mieux. Ainsi, la chef de service des archives, une fausse A (elle a le poste mais prépare le concours qu'elle n'a donc pas, ceci dit elle se la pète tout pareil), prend tous ses vendredis après-midi. Elle fait donc 3h de moins payées 35, ce qui signifie que dans la semaine elle fait 3h de plus sur 4 jours. Petit problème : elle arrive après moi, vers 8h45, prend souvent 1h30 à 2h pour déjeuner car elle va à la piscine, et part entre 17h30 et 18h grand maxi. Ca n'est donc pas mathématiquement possible.

Vous vous demandez comment je sais ses horaires ? Elle est à mon étage, et c'est moi qui ouvre et ferme l'accès. J'en fais donc au moins autant qu'elle. Et je n'ai jamais posé une heure sup', estimant que le temps que je fume ma clope, que je sois sur le net pour raison perso, ou mes retards lorsque je déjeune à l'extérieur compense les heures effectuées en plus. Manifestement, je suis une des rares à penser comme ça, avec les gens de mon service…

 

Encore plus fort, le cas de W. W est un maniaque de la calculette. Normal il est à la compta. Lui, il décompte ses heures quart d'heure par quart d'heure. Il arrive ainsi à finir tous les jours à 16h, ne pas travailler le mercredi, et avoir des heures sup'. Par contre, il ne décompte jamais son temps de café. Ca frise la malhonnêteté intellectuelle. Mais évidemment personne ne dit rien, surtout pas les chefs de services qui valident, et s'autovalident des heures sup' aussi. Pire, tout le monde trouve ça normal, c'est un acquis social. Ou comment gaspiller l'argent public.

 

Comme je suis en forme, j'ai envie de vous faire un « Spécial chef des archives ». Cette jeune femme parait bien sous tous rapports. C'est le terme « parait » qui est important car au bout de deux mois, je ne peux déjà plus la sentir. Motif ? Son air de bourge (fausse, et je préfère les vrais, pas de chance…) et son irrespect total de ses collègues. Oui, mademoiselle est A. Enfin sur un poste de A, car pour le moment, elle prépare seulement le concours. Mais mademoiselle (ou plutôt Madame) se sent A dans sa tête. Donc elle méprise tous ceux qui ne le sont pas. Ainsi, elle arrive le matin et le midi dans le bureau des C, et lance systématiquement « y'a pas de café ? ». Bon, il m'arrive de répondre : « non mais tu peux en faire ».

 

Elle a aussi une fâcheuse tendance à penser qu'elle est seule au monde. Dès la première semaine, il a fallu que je cale les choses avec elle, car elle était entrée dans mon bureau sans frapper, et s'était mise à me demander un truc et à insister (la bipppp !) alors que j'étais au téléphone. J'ai montré les dents histoire qu'elle comprenne qu'avec moi ça ne prend pas. Pensez-vous qu'elle a cessé ? Avec moi oui, mais pas avec ma colocataire de bureau… Si, si, c'est vrai.

Deux exemples rien qu'aujourd'hui : ce matin, elle a interrompu une conversation professionnelle que nous avions pour lui demander si elle avait commandé des tétines pour leurs enfants respectifs. Ah oui les marmots c'est plus important que le boulot… Et cet après midi, elle est venue faire le forcing pour que ma colocataire de bureau aille voter pour les élections professionnelles.  Qui ne voulait pas voter pour une liste unique, mais Mademoiselle voulait que le quorum soit atteint. Ben justement, si le quorum n'est pas atteint, ça veut peut être dire qu'on ne veut pas ces gens là ? Dictatrice !!!! Vous aurez compris que celle-là, elle me sort par les yeux.

 

Conséquence directe de ces mésaventures: j'ai répondu au formulaire envoyé par Acteurs Publics sur la réforme de la Fonction Publique et je me suis lâchée côté suggestions. J'ai proposé la rémunération mais surtout l'avancement d'échelon au mérite, c'est-à-dire plus rapidement que l'avancement automatique (enfin après accord du chef…) et selon des objectifs précis afin d'éviter la trop grande influence des petits chefs. J'ai aussi suggéré un meilleur contrôle des absences, etc…

Je rêve de devenir ministre de la Fonction Publique, de faire des réformes, et surtout que ces gens m'accordent mon quart d'heure de gloire en mettant mon nom sur des pancartes dans la rue, ça me ferait triper !!!!

 

Bon allez, j'arrête là : vous avez compris que je ne me fais toujours pas à ce monde parallèle…

Publié dans Administration inside

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