Back on strike

Publié le par Ze FML

017.JPGGameiro. C’était le 26 mai. Pendant une réunion à laquelle je n’aurais jamais du assister, étant empêchée, mais il avait insisté. Comme à chaque fois, j’avais capitulé. A choisir, je préférais prendre sur moi plutôt que de déclencher un conflit. Malgré les apparences et une certaine habilité à m’y enfoncer, je déteste les conflits. Surtout avec quelqu'un qui ne le mérite pas.

 

Dans la salle aux trois quarts vide, j’avais installé le traditionnel bloc notes entre nous. Un moyen de communication simple, efficace et moins cachotier vis-à-vis des participants que les messes basses, qui développent sensiblement le degré de paranoïa de chacun. Au fil des réunions, ce cahier était devenu un nouveau terrain de jeu. Rares moments de complicité. Et parmi nos centres d'intérêts, le PSG.

 

Gameiro ? Ce fut mon premier mot sur la page encore vierge. Aussitôt, il me répondit : 11 Millions ! C’était parti pour ce feuilleton incroyable qui me teint en haleine pendant ces deux derniers mois : le mercato du PSG. Le 30 juin, la nouvelle fut officialisée : des investisseurs qataris avaient racheté le club parisien, bien décidés à investir pour en faire LA grande équipe rêvée par les supporters. Le recrutement fut, sur le papier, à la hauteur des espérances : Gameiro, Douchez, Matuidi, Bisevac, Ménez, Mohamed Sissoko, Sirigu, et enfin Pastore !

 

Gameiro ! Dix jours déjà que je m’en réjouissais. Le frangin était venu s’occuper de mon chien en raison de la grève de mon dos, qui me retenait en otage au fond de mon lit. Les syndicalistes devraient penser à ce type de techniques, c’est franchement imparable. Alors que le frangin écrasait son mégot dans le cendrier PSG qu’il m’avait offert quelques jours auparavant, cela m’avait semblé évident. Je savais qu’il n’était jamais allé au Parc, et cette belle équipe lui faisait envie. A moi aussi ! Deux clics plus tard, les places étaient commandées. L'excitation était peu à peu montée. Quelques jours plus tard, juste avant de m'emmener passer mon IRM pour savoir ce qui se tramait... dans mon dos, le frangin avait pris le courrier. Au menu… les billets ! Enfin hier, le frangin avait fait part de sa joie sur les réseaux sociaux. Ce serait forcément une fête !

 

Gameiro… Je n’ai pas dormi de la nuit. Impossible, avec ces disques qui dansent le pogo au contact de mon nerf sciatique. Le chien, lui, a ronflé allègrement. Mais à 6h, il a réclamé son dû. Envie d’aller au petit coin. Avant même d’avoir passé la porte, je souffrais déjà le martyr. Dans l’ascenseur, j’ai positionné mes mains sur mes pieds, pour bomber le dos. Mais il a fallu m’arrêter pendant la traversée de la cour. Dans la rue, ne tenant plus, j'ai mêle du m'accroupir. Pourtant, je n'étais qu'à la moitié du calvaire : rentrer a été tout aussi atroce.

 

A ce moment là, j’ai su que c’était terminé. Que je ne verrais pas la présentation de Pastore ni l'arrivée de Gameiro & consorts. Certes, j’aurais pu supporter de rester sur mon siège. Mais jamais mon dos ne m'aurais laissé parcourir la distance entre le lieu le plus proche où pourrait me déposer un taxi et la tribune où j’avais réservé. Par conséquent ce fut sans appel : ce soir, pour moi, les portes du Parc des Princes sont restées fermées. Mais le frangin a pu s'y rendre pour deux et, si j'en crois cette note, il a apprécié son retour au Parc... Tous ensemble, le coeur à jamais, rouge et bleu, pour le P-S-G !


Publié dans Me & my life

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