A new hope

Publié le par Ze FML

Voilà bien longtemps que vous n'aviez eu droit à un petit FML News… Vous l'aurez compris : la source se tarit car finalement, rien ne change vraiment à la Mairie de MaVille. Enfin presque…


Depuis cette semaine, quelques petites choses ont changé. Enfin surtout Coloc. Souvenez-vous, Coloc, toujours gentille, toujours prête à rendre service, jamais un mot plus haut que l'autre… En réalité, Coloc bout intérieurement depuis un moment. La cause ? Journaliste.


Avec ses grands airs, acquis par la répétition de sa maman (en bonne fille unique, elle est la 8ème merveille du monde) et grâce à son diplôme de l'ESJ-une-grande-école, Journaliste a tendance à se prendre pour la chef, et donc à estimer que tout le monde est son larbin. Bon, avec moi, ça n'a jamais pris, et elle marche sur des œufs. Mais avec Coloc…


Le vase a débordé début février. Alors que Journaliste était –comme d'habitude- en retard pour fournir ses textes, elle s'est permise de harceler Coloc pour qu'elle rende les siens… ce avant même la nouvelle date de bouclage qui bien sûr, avait été décalée. Soit disant, elle devait monter ses pages… Elle devait surtout monter DES pages, et comme les siennes n'étaient pas prêtes… Donc pendant une semaine, j'ai assisté au ballet de Journaliste, qui venait sans cesse dans notre bureau harceler la pauvre Coloc.


Celle-ci a fini par rendre ses textes avec une journée d'avance et devinez quoi ? Journaliste a finalement eu, elle, une semaine de retard sur la nouvelle date. Soit deux sur la date initiale, et 8 jours sur Coloc. Et croyez-vous qu'elle se rende compte de son comportement ? Que nenni…


Evidemment Boss est conscient de la situation, et ne cesse de nous faire comprendre qu'il tient compte de la situation que nous devons gérer. Nous savons qu'il la manage et lui impose des efforts, mais qu'il part de tellement loin qu'il faut nous montrer patientes… Mais comme je vous le disais, Coloc est à bout. Le ton péremptoire de Journaliste a fait monter la mayonnaise et toute la semaine, nous avons frôlé l'explosion.


Pour comprendre la situation, il faut connaître l'historique. Coloc était à l'origine assistante de communication. L'ancien Dircom la prenait pour son larbin, et le faisait savoir. Donc quand Journaliste est arrivée en 2007, elle a pris le pli de la considérer comme une sous-fiffre. Mais depuis, Coloc a passé son concours, et l'a réussi. Elle est donc désormais au même grade que Journaliste et moi. Tout le monde est à égalité de statut, et point de supériorité de diplôme, l'expérience de Coloc et moi valant largement le diplôme mais l'inexpérience de Journaliste dans l'esprit du Dircom et le nôtre.


Journaliste, elle, est diplômé de l'ESJ. Très bonne école, qui tranche avec son expérience passable. Pigiste pour des collectivités territoriales, avant de se fixer à Chaville en 2007, elle se trouve confrontée aujourd'hui à son premier job au sein d'une équipe. Souffrant d'un complexe de supériorité conforté par sa mère et ses copines A, elle s'est murée dans une tour d'ivoire qui l'a coupée du reste de l'équipe, tant son comportement nous insupporte.


Toute la semaine, Coloc m'a expliqué à quel point elle ne supportait plus Journaliste, se forçant même à lui dire bonjour le matin. Inutile de vous dire qu'il devenait urgent de réagir, afin que l'équipe ne vole pas en éclat.


La demande de Coloc est double. D'une part, elle souhaite être considérée à sa juste valeur. D'autre part, ses missions ont changé depuis l'obtention de son concours, et elle ne devrait plus effectuer les tâches de secrétariat… et de larbin. Théoriquement, elle aurait même du être remplacée à ce poste mais voilà, la crise est passée par là, et personne ne sera recruté.


Voici un petit aperçu du calvaire quotidien de Coloc. Hier, dans notre dos, Madame A-rchives est entré dans notre bureau, lieu de passage, dont le chemin était légèrement entravé par des cartons. Elle a déclaré : « Ca ne s'arrange pas ici ! » avec un air dédaigneux, selon les témoins de la scène. Et au lieu de la fermer, sa grande copine Journaliste a renchéri, en disant que Coloc pourrait tout de même ranger.


Radio-ragots a fonctionné à plein tubes, et ça nous est revenu aux oreilles en moins de 15 minutes. Ce qui a sorti Coloc de ses gons. Elle m'a alors demandé conseil pour gérer sa situation. Désireuse de l'aider, je lui ai proposé d'aller parler à Boss, et de lui proposer une redistribution des tâches.

Bon, très entre nous, si ça se met en place, ça me gonflera d'effectuer certaines basses œuvres. Mais c'est ce qui est le plus juste… et il vaut mieux une équipe solidaire et unie que des collègues ne se supportant pas. Ce conseil a rendu Coloc radieuse. Il lui reste maintenant à trouver le timing et la forme de son entretien avec Boss.


Ce midi, nous avons décidé de ranger ensemble ces malheureux cartons alors que ce n'est pas spécifiquement notre boulot, que nous ne sommes pas déménageurs, que nous devons prendre les escaliers pour aller aux poubelles, et que nous avons toutes des problèmes de dos. Mais nous l'avons fait…


Pendant que Coloc faisait son premier tour à la poubelle, et que je triais ce que j'allais moi-même porter à mon « tour de poubelle », Journaliste est entrée dans le bureau… pour critiquer. Je l'ai reçu poliment mais fermement, sans oublier de mentionner que je savais ce qui avait été dit hier dans notre dos, et en lui rappelant que ce n'était pas notre boulot. Croyez-vous qu'elle aurait bougé ses fesses ? Que nenni !


Une fois le travail effectuée, elle est venue faire l'inspectrice des travaux finis. Je m'apprêtais à lui signifier un peu violemment qu'elle aurait pu nous aider mais j'ai vu la tête de Boss derrière elle, ce qui a stoppé mon élan de violence. Alors qu'elle me demandait si ça allait, je me suis contenté de répondre sèchement que oui, ça allait. Boss, lui, nous a allègrement félicitées et remerciées, avec son enthousiasme et son empathie légendaire, que nous adorons tous… et qu'il sait être un affront pour Journaliste, qui aimerait tant être première de la classe et recevoir les félicitations !


Etait-ce parce qu'elle m'avait sentie froide, ou parce qu'elle espérait rattraper son manque de solidarité en tenant quelques propos sympas qu'elle répéterait à Boss, mais après le déjeuner, elle est revenue pour nous remercier… enfin en l'absence de Coloc, qui était encore à son déjeuner.

J'en ai profité pour faire un point très clair sur la situation, et lui rappeler que ce n'est pas notre boulot, que Coloc a changé de missions et qu'elle n'a plus à assumer certaines tâches, et qu'il faut s'entraider. Comme elle acquiesçait, et disait qu'il faudrait redistribuer les tâches, je l'ai informée que dès vendredi prochain il faudrait ranger le local en préalable à la livraison du MaVille Magazine. En étant claire sur la nécessité de sa présence lors de cette tâche.


Intuile de vous préciser que Coloc fut ravie d'apprendre que nous aurions une recrue… Surtout que Coloc commence à me connaître, et sait que les propos de Journaliste sur la répartition des tâches ne sont pas tombés dans l'oreille d'une sourde… Boss va pouvoir jouer sur du velours…


Voilà, tout ceci pour vous dire que parfois, il fait bon jouer les bons samaritains pour maintenir une ambiance cool au bureau. Ca fait plaisir de faire plaisir même si cela me coûte quelques tâches ingrates… Encore une fois, il vaut mieux se comporter correctement et pouvoir se regarder dans la glace, que de créer une ambiance délétère : on passe tout de même 1/3 de nos journées dans ces bureaux ! 


Il se trouve que dans le service d'à côté, ça ne va guère mieux. La A abuse vraiment avec ses absences et ses RTT fictives, et en plus elle a refusé aux deux chefs de service placées sous ses ordre leur vendredi après midi au motif… qu'elle est encore absente. Or les deux font des heures sup, l'une parce qu'elle est seule depuis qu'elle a viré son assistant, l'autre parce que sa charge de travail et les absences de la A ne lui ont pas permis d'en prendre.

Bref, ça a été la révolution : la première a insisté et obtenu son vendredi après midi, et l'autre a pris rendez-vous avec la Directrice Générale des Services qui, pas de chance, a remarqué les absences à répétition de la A. Ca va swinguer… Et ça ne va pas s'arranger : la A ne le sait pas encore, mais une C est enceinte…


Moralité : certains petits chefs abusent mais quand ils poussent le bouchon un peu loin, les sous-fifres s'organisent, les isolent, et au bout du tunnel, qui est parfois long, il y a toujours une justice, par la décision ou par le hasard… Courage à ceux et celles qui lisent ce FML News et qui vivent des situations difficiles. Parfois, le hasard fait bien les choses… 


Pour le reste, pas grand-chose à raconter : je prépare mon concours, régulièrement et sérieusement. Et le petit Caramel est inscrit à la séance de confirmation de son pédigrée.


Et vous ?

Publié dans Administration inside

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