Débarquez moi !

Publié le par Ze FML

Vous avez tous lu avec attention le dernier FML News mais étant encore sur place, il reste bien évidemment quelques perles à vous raconter. Je ne résiste donc pas à vous raconter mon entretien de débauche, qui fut un grand moment comme on les aime.

J'étais reçu par DRH qui s'est révélée ne pas être trop biiip, et par Boss, qui s'est confirmé être complètement biiip. J'étais plutôt détendue, avec un unique objectif : réduire au maximum ma période de détention à Guantanamo.

Boss a pris la parole pour expliquer à quel point je communique mal, mais sans exemple concret -il prétend ne pas avoir de mémoire, tiens donc !- et rien cette fois sur ma personnalité. Il a expliqué que j'étais contre la méthode, mais que « c'était comme ça ». Bah tiens. Même que ouais. J'aime les cigares cubains alors je me la joue Castro. Parce que je me crois acteur.

J'ai fait savoir que j'étais surprise de n'avoir eu aucune alerte, alors qu'il s'était lui-même épanchée sur les alertes faites à Journaliste, et là, il a prétendu que parfois certaines personnes n'étaient pas en mesure d'entendre les alertes. J'ai répondu qu'effectivement, je n'avais pas le don de télépathie, et que n'ayant eu aucune alerte écrite ou verbale de sa part, je maintenais fermement mon propos.

Et là surprise, DRH a abondée en mon sens... m'expliquant ni plus ni moins que n'ayant pas de faute à me reprocher, il ne pouvait y avoir eu d'alerte, le choix étant simplement de ne pas me garder. Bah ma foi si c'est pas du méa culpa... J'ai tout de même précisé que c'était du très mauvais management, ce qu'elle a confirmé. Enorme !

A ce stade, je buvais du petit lait... Boss, qui voulait à tout prix s'autopersuader qu'il avait raison -méthode Coué, quand tu nous tiens !- a poursuivi en disant qu'il avait eu des remontées... probablement d'égoûts. J'ai donc dit clairement que vu les sources, ça n'avait que peu d'intérêt pour moi.

J'ai même enfoncé le clou en disant que pour l'un, il aurait de la chance de ne pas finir en tôle (allusion claire et précise au mail qu'il m'avait envoyé me donnant le nom du vainqueur d'un marché... en pleine réception des offres !) et pour l'autre, que le simple fait qu'elle ait été rétrogradée suffisait à indiquer l'estime que tout le monde lui porte.

DRH en a profité pour me dire que dans les gens qui ont remonté des vacheries, certains m'auraient dit en face le contraire. Comme personne ne m'a fait part de son amour immodéré, je ne voyais pas trop de qui elle parlait. Or, à ce moment là je parlais de l'attitude de Boss, qui critiquait Stéphanie devant moi et ne me disait rien. Elle a répété sa phrase, et là j'ai capté : le traître, c'est bien Boss.

Sur le reste, j'ai indiqué ne pas souhaiter entrer dans des guerres, limitant mes critiques à la méthode, ce que DRH a trouvé totalement audible. J'ai continué en expliquant qu'effectivement, nous n'avions pas les mêmes méthodes, et qu'il y avait un choix à faire : éviter les conneries, ou aller dans le mur. Et que mon exclusion du Loft démontrait le choix qui était fait... mais qu'accessoirement, ça n'était plus mon problème.

Même si, fait amusant, mes conseils avaient toujours été suivis d'une validation, ce qui à mon sens démontrait leur reconnaissance de mes qualifications. DRH a opiné du chef... Comment ne pas mourir de rire...
Après les antipastis, nous avons pu passer au plat de résistance, à savoir comment on se sépare.

Bon, il semble que mes congés et mes récups devraient être acceptés (enfin comme Boss doit valider les récup, c'est pas encore gagné) ce qui me ferait partir au 31 juillet. DRH m'a confirmé que désormais, c'est horaires souples, possibilité de poser des jours non décomptés à condition de prévenir, pour les assurances. Et que je devais bosser au tarif « minimum syndical ». Bref, elle semble aborder les choses plus intelligemment que Boss.

Ceci dit, c'est ce dernier qui a demandé si j'avais des heures de recherche d'emploi (et moi qui ait répondu non), donc il devrait laisser couler.

Le plus intéressant, c'était après l'entretien. L'after est toujours plus intéressant que l'événement lui-même puisque c'est off. Donc là, DRH a papoté avec moi, et dit « tu étais surdimensionnée pour le poste et de trop haut niveau pour eux, tu es idéale pour un poste de collaborateur de cabinet dans une grosse structure ». Elle a également confirmé la « raison politique ». Ben tiens !

Depuis, Boss n'a pas refait surface. Je pense qu'il doit avoir piscine. Vu le nombre de ses absences, sans jours de congés posés, il doit se préparer pour une grosse compétition... Ce mec est vraiment une énorme larve...

En revanche, j'ai eu mon premier billet doux, d'une chargée de mission avec qui je m'étais un poil écharpée sur un dossier, mais avec qui j'avais globalement bien bossé.
« Dis, je voulais juste te dire si je ne te revois pas d'ici ton départ... que même si nous n'avons pas toujours été d'accord, j'ai apprécié de travailler avec toi...tu es très compétente. Bonne continuation, ».

Ca, ça témoigne d'un très mauvais relationnel de ma part, vous pouvez leconstater. Si j'en reçois d'autres, j'en ferai une affiche !

D'ici là je bulle, en travaillant très légèrement car au risque de vous surprendre, je ne reçois plus aucune info. Ce qui ne m'empêche pas de faire quelques sujets « été », juste histoire de faire semblant de travailler entre deux chapitres de la bio de Kiefer. Oui, je lis au bureau. Mais en anglais.

Je pense que d'ici la semaine prochaine j'aurai craqué, en passant à Twitter. Oui, bon, ça n'est pas très pro, mais je discute avec l'actrice qui interprète Chloe O'Brian dans 24 et en plus c'est la vraie, même pas un fake ! Vu ses accords de confidentialité je doute qu'elle nous raconte tout sur la prochaine saison, mais elle reprend le tournage lundi à 6h du matin et passe la journée avec Jack. C'est peut être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup...

Bref... Tout ceci ne change rien au fait que je me retrouve sans rien à compter du 31 août, et que j'aimerais bien ne pas me tromper sur mon prochain emploi... si toutefois j'ai le choix, ayant finalement peu de temps pour me retourner. Je fais donc quelques candidatures, sans grande conviction, et nous verrons bien.

Evidemment, j'ai des envies, notamment une. Mais sera-t-il possible de faire coïncider cette envie avec une réalité ? A ce jour, personne ne peut en être certain. Et Il y a un peu trop de monde autour de moi qui pense que je vais trouver un job en claquant des doigts, or c'est très loin d'être le cas, l'été n'étant pas une période propice.

Un peu de soutien ne serait donc pas de trop dans cette épreuve... C'est tout, pour le moment !

Publié dans Administration inside

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