Un spin-of pour une série à succès

Publié le par Ze FML

Face au succès du FML News, j’ai décidé de vous offrir un nouveau feuilleton très judicieusement intitulé 8h cono. Double référence, vous l’aurez compris, à la parodie de 24h chrono qui était diffusée sur Canal, et… aux 8h cono que je passe chaque jour au bureau.

Starring : me as Jack Bauer. Because this is the longest day of my life. Sauf que je n’en suis pas au Day 7 et qu’il y en aura bien plus que 8. Events occur in real time… Ready ?
 
Lundi matin, l’empereur, sa femme et le petit prince… Oups, non, nous ne sommes pas à l’Elysée mais à la mairie de Maville. Anyway.
 
8h30, je suis à l’heure –un miracle : oui Raph, avec toi je suis à l’heure, mais là on est dans 8h cono !!!- et déjà Boss me fait biiip. Sa façon de me dire « bonjour » comme s’il me disait « au revoir » m’exaspère. Il n’a pas du voir Itinéraire d’un enfant gâté. Son apparence cracra-bidochon, dont je me foutais il y a un mois encore, me sort par les yeux. En plus j’ai mal au dos : Caramel a cru bon de me réveiller à 1h30 juste pour jouer… et je n’ai pas pu me rendormir, trop chaud. Bref, la perspective de passer 8h dans ce cloaque me donne déjà la nausée.
 
8h45. Je vais prendre mon café chez ma cops. C’est toujours ça de gagné. Et là, tenez vous bien, on a du lourd ! Assistante-au-mandatement (un truc lié aux factures) est en arrêt maladie depuis 3 semaines. Elle a mal au petit doigt ou au biiiip, on ne sait pas bien, mais ça a l’air tellement grave qu’on l’a vue dans Maville se balader à la brocante enceinte jusqu’aux dents. Vachement malade.

Bon, donc cette biiip devait revenir aujourd’hui et… elle est arrêtée jusqu’à son congé maternité. La cause ? Etat dépressif. Ah, petit détail… Elle part à la fin de la semaine en voyage organisé avec l’amicale du personnel… Si, si ! il paraît qu’éventuellement si elle part on lui collerait un contrôle de la sécu. Mouarf, j’attends de voir…
 
9h15. ½ heure, ça me paraît un temps raisonnable pour prendre un café vu tout ce que j’ai appris. J’enchaîne sur la clope.
 
9h30. Retour dans mon bureau. ¾ d’heure de sauvées, je m’améliore dans le timing fonctionnaire. M’en fous, j’suis virée ! Je me mets à twitter… Faut bien s’occuper un peu ! C’est le moment que choisis la débile des marchés (une nouvelle) pour me demander si j’ai vu passer la facture de l’entreprise X. Je réponds que non mais que je ne m’occupe pas des factures. Et là elle me dit « je vais répondre ça à l’entreprise » en ajoutant un ah ah ah niais. Je lui dis assez sèchement qu’elle répond ce qu’elle veut mais comme elle ne s’adresse pas au bon interlocuteur, c’est assez biiip. Et cette biiip me dit « Boss m’a dit de m’adresser à Coloc ». Je me vois obligée de répondre : « je ne suis pas Coloc au cas où tu n’aurais pas remarqué ». 8h cono, c’est pas volé comme titre…
 
10h00. Qu’est ce que je vais bien pouvoir écrire… Ca fait 3 jours de travail que je retiens deux mini-news, je vais être obligée de piocher dans le magot.
 
10h10. Même en prenant du temps pour faire la mise en page, c’est déjà terminé. Et pas une news à l’horizon. C’est le calme plat… Avant la tempête ?
 
10h20. Petite pause Facebook pour informer mes amis de mon état : je me sens à Guantanamo… Et hop, je repars sur Twitter. J’adore Twitter. Ca me permet d’être en contact avec Chloe. Je vois que Jon a posté une nouvelle image du tournage. Merci Jon !
 
10h30. Voilà déjà ½ heure que BA, que nous appellerons Kevinette en hommage au boulet Kevin de Secret Story, est dans notre bureau à chouiner qu’elle est débordée. Si elle pouvait aller se déborder ailleurs ça m’arrangerait… Je décide de solliciter son dixième de cerveau et aussitôt, c’est la surchauffe. A la demande « as-tu reçu les mails sur ta boîte » ça bugge : « je n’ouvre pas mon ordinateur ». Elle doit croire qu’en appuyant sur ON on peut choper un virus… Je vous fais grâce de la suite, ça me fatigue rien que d’y repenser.
 
10h45. CCAS girl vient d’envoyer un article sur le RSA. Avec juste 6 semaines de retard. Alors qu’elle est censée le mettre en ligne elle-même. Charitable, je fais la mise en ligne, et constate qu’il faut vraiment qu’elle revoit la page, un paquet d’aides étant destiné aux rmistes… qui n’existe plus. Je lui envoie donc un mail pour lui rappeler qu’elle doit veiller à ses pages, citant ces exemples, et tenez vous bien pour la réponse : « oui, je n’ai pas oublié, je ferai ça quand j’aurais le temps ». Oui, elle pense éventuellement à faire son travail !!!
 
11h00. J’informe mes amis de Facebook de comment je travaille : en lisant la lettre de l’opposition ! Je m’explique. Dircab a appelé Boss pour savoir pourquoi dans les rendez-vous du site le conseil municipal est le 9 juillet alors que si on cherche par le moteur de recherche il est au 8 mais si on clique il est au 9. Comme si Boss était capable de répondre… Au lieu de me demander –j’étais parti là où le roi va seul- il a demandé à Coloc qui m’a demandé. Là, je me suis demandé à qui j’allais demander J
 
Evidemment il y a une explication toute simple. Que j’ai fourni à Dircab en intégralité, et ça m’a bien fait marrer. Allez, comme on est dans 8h cono, je vous la livre. N’ayant pas eu l’info du conseil municipal, je l’ai piochée dans le calendrier des manifestations, et la date était le 8 juillet. Une connerie évidemment mais je ne risquais pas de le savoir. J’ai donc entré le conseil au 8 juillet. Et puis vendredi j’ai reçu dans ma boîte aux lettres  la littérature de l’opposition, qui indiquait le conseil au 9.

Comme je ne suis pas trop cono, j’ai tilté, mais j’ai attendu lundi pour vérifier l’information en mairie, après tout on ne peut pas présumer de qui est un boulet. Vérification faite lundi matin auprès du cab, c’est bien le 9. J’ai donc changé la date dans les RV. Mais le moteur fonctionnant avec Google, il ne s’était pas réinitialisé. D’où la perturbation… Bon, comme je suis sympa, je lui ai ajouté que j’attendais toujours l’ordre du jour pour mise en ligne –demandé évidemment- et qu’on était déjà à J-3. Là, il a percuté qu’on était hors délai légal… Ca m’en touche une sans faire bouger l’autre, comme disait notre Président (le vrai).
 
11h30. Petite clope. J’ai tenu longtemps ce matin !!! Il faut dire qu’avec toutes ces aventures… Un peu de repos me ferait du bien. Donc je lis 20 minutes, Le Parisien, Le Monde, et en désespoir de cause, mon horoscope sur Yahoo.
 
12h20. Je me décide à retourner voir ma cops pour la pause déj. En espérant qu’elle s’éternise.
 
14h00. J’ai repris, après une pause dej, une pause café, et une pause clope. Désormais, je décompte les heures sur Facebook. « Laisser au cadran l’aiguille tourner ma paaaaage »…
 
14h30. Boss me confie du travail. Réécrire un papier qu’il a écrit pour le journal. Ma première tentation, c’est de lui dire de l’écrire lui-même. Après tout s’il fait le travail de Journaliste, il peut bien faire aussi le mien, sinon c’est de la discrimination.
 
14h40. Je me ravise, j’écris le papier.
 
14h50. Le papier est fini.
 
14h54. Je peux enfin papoter avec Chloe autour de ses histoires de café. Quand je pense qu’elle est en route pour le plateau de 24… Et qu’elle va passer la journée avec Jack Bauer… Chloe take me with you !!!!!
 
15h15. Coloc vient enfin de me faire parvenir la photo d’illustration de mon article, après moultes tergiversations et un haussement de ton de ma part. Damnit !!!! Mn article peut enfin trouver sa place en ligne. Bon, c’est de la biiiip –aucun journaliste n’écrit bien lorsqu’il doit réécrire le papier d’un autre-, et donc parfaitement dans la ligne.
 
15h30. Je viens de trouver une annonce sympa mais qui recèle quelque chose de suspect. La bonne source pour ça, c’est Ex-Boss, avec qui j’entame une petite conversation par mail.
 
15h31. C’était bien une annonce pourrie. Non Ex-Boss, je ne la prendrai pas. Je t’ai déjà dit que je préfère ta femme. Enfin… Ouh là je m’emmêle. Mouarf.
 
15h40. Je soudoie des voisines de bureau pour une énième clope. Fumer tue. J’espère bien, si ça peut achever Boss !!!
 
16h00. H-1 avant la quille. Toujours rien à faire. Enième scan du web pour tenter de trouver quelque chose à lire en ayant l’air absorbée.
 
16h30. Je jette l’éponge. Monoprix m’appelle. Je me barre ½ heure en avance pour faire mes courses. Motif : je ne veux pas louper le bus du retour. En d’autres termes : je m’en biiiiip !
 
Sur ce, back home… à demain, pour de nouvelles aventures !!!

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