Entretien du jour (2)

Publié le par Ze FML

Rendez-vous était pris mardi 1er septembre avec un député de province, à l'Assemblée Nationale, pour un poste d'assistante parlementaire. J'étais intéressée par le poste car, de par mon parcours politique et professionnel, je connais bien la fonction. J'étais donc ravie de pouvoir rencontrer cet élu, et échanger avec lui dans la perspective, naturellement, de l'intéresser.

Si je connais plutôt bien le 126 rue de l'Université - le Palais Bourbon - et le 101 de la même rue, où se trouvent la majeure partie des bureaux des députés, je n'avais jamais mis les pieds au 3 rue Aristide Briand, la nouvelle annexe. Et quel immeuble ! Les bureaux sont plus grands et mieux agencés.

Comme d'habitude, les huissiers de notre Assemblée Nationale ont été charmants, et après avoir parcouru les labyrinthes de couloirs, et demandé mon chemin à deux charmants assistants parlementaires, j'ai fini par trouver le bureau du député.

Celui ci était chaleureux, distant comme un recruteur, mais agréable, et a démarré la description du job... que je connais déjà bien et sa présentation étant succinte, je n'ai pas réussi à distinguer, à ce stade, le style d'assistant parlementaire qu'il recherchait. C'est aussi à ce stade que j'ai connu ma première déception, lorsqu'il m'a annoncé : "Comme vous l'avez vu dans l'annonce, c'est un poste en circonscription".

A ce stade, j'ai fait comme si je le savais, en me demandant tout de même si j'avais été négligeante dans la lecture de celle-ci. Que nenni : sitôt rentrée à la maison, j'ai vérifiée : l'annonce que j'avais eue ne mentionnait pas ce point. Si ce poste m'intéresse, il reste un aspect contraignant : je n'ai pas le permis, et la vie en province le nécessite souvent, c'est pourquoi, si je suis retenue, je démarrerai avec un léger inconvénient.

L'entretien s'est poursuivi par la description de mon parcours professionnel, mes points de force étant que j'ai déjà effectué le travail d'assistant parlementaire en circonscription, et mes points de faiblesse l'absence de cursus en droit public... ce dernier point étant compensée par ma large expérience politique tant au national qu'au niveau local.

Comme il faut bien poser une question, puisque c'est la règle, je lui ai demandé sa vision de son rôle de député. Sa réponse, bien que convenue, était intéressante, puisqu'elle portait sur le challenge qui s'offre à lui de parvenir à un équilibre entre ancrage local et hyper-député, ce mandat étant amené à évoluer ainsi.

A ce stade, j'avais, je pense, marqué des points. En effet lors de l'entretien, j'avais su lui montrer que j'avais deviné ses ambitons locales, et mettre en avant mon expérience dans ce domaine, et donc su montré ce que je pouvais lui apporter.

Néanmoins à l'issue de l'entretien, aucun pronostic n'était possible. Tout dépendra de la concurrence, et le choix portera sur l'impression donnée et le style recherché. Nous verrons...

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