Jeudi 18 août 2011 4 18 /08 /Août /2011 23:45

demenagement.jpgAprès un temps sur Overblog, j'ai fait mes cartons d'archives, et opté pour un autre hébergement, sous Wordpress.


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Par Ze FML - Publié dans : Me & my life
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Mercredi 10 août 2011 3 10 /08 /Août /2011 03:51

douleur600px.jpg Déjà 19 jours et les heures qui passent n’annoncent aucun répit. D’ordinaire, ces crises intenses qui me privent de tout mouvement ne durent pas plus de dix jours, durant lesquels la douleur décroit. L’espoir de pouvoir à nouveau gambader et voir le soleil revient. Les sorties avec l’entourage sont rapidement reprogrammées. Et la vie reprend son cours. Mais cette fois-ci, l’histoire est toute autre : cette lombalgie se montre vraiment différente de celles qui l’ont précédée.

 

Comme toutes les nuits, ma compagne s’appellera Douleur. Pour commencer, elle m’empêchera de fermer l’œil et m’entraînera sur les chemins tortueux de l’insomnie. Ensuite, elle me réveillera plusieurs fois, pour me rappeler son insoutenable existence. Enfin au matin, lorsqu’il faudra me diriger vers la douche, elle retardera l’échéance autant que possible. Une fois l’épreuve passée, je rejoindrai mon lit pour une nouvelle journée à tenter de trouver la position la moins douloureuse… elle cherchera au contraire à me titiller.

 

Sur une échelle de 10, elle oscille entre 6 et 9. 6 lorsque je trouve une position qui me soulage, 9 au plus fort de la crise ou lors d’un mouvement mal contrôlé. C’est un peu comme entendre Lââm ou Lara Fabian à longueur de journée. Au début on se dit qu’on va supporter, et finalement non, on craque plus vite que prévu. Et on pleure pour avoir un truc plus supportable, genre Pacifique. Même si on déteste Pacifique parce-que-c’est-cucul et que le synthé Bontempi passé 1987 ça ne se fait plus. Reste que quand on n’a pas le choix, c’est toujours mieux que Lara Fabian. Et bien avec la douleur c’est pareil. On voudrait tous un 0 sur l’échelle, c'est-à-dire un bon Noir Désir, mais quand on est à 9, on tuerait pour un 4. Oui, on tuerait pour Pacifique. Même si le premier qui me le chante paiera très cher son audace dès que mon physique aura retrouvé toute son intégrité. I swear... 

 

Lors de sa visite, mon médecin traitant n’avait pu estimer la durée de la crise. Etant en congés annuels du 1er au 31 août, il avait rédigé une ordonnance permettant de tenir tout le mois. Au cas où, avait-il précisé. A son ton peu sûr de lui, j’avais deviné que cela risquait de durer. A son retour, le doc déciderait alors à son retour d’éventuelles infiltrations, en fonction des résultats de l’IRM qu’il m’avait également prescrite. Ce qu’il n’avait pas prévu, en revanche, c’était l’arrêt prématuré des médicaments. La loi de Murphy –également appelée Loi de l’Emmerdement Maximum- a fonctionné à plein tubes et j’ai collectionné près de la moitié des effets secondaires nécessitant l’arrêt immédiat du traitement. Un peu comme le gros bouton rouge dans les centrales nucléaires.

 

Désormais, en plus d’une lombalgie, je supporte d’importants problèmes digestifs liés au décapage de mon estomac et des tuyaux qui l’entourent par les petites pilules qui étaient censées calmer mon dos. Toute ingestion de nourriture ou de boisson déclenche d’intenses crampes d’estomacs qui mettent plusieurs heures à se résorber. Les seuls à s’éclater sont mes intestins, qui dansent la samba. Je hais la samba. Rien que pour ça, c’était bon que la France l’emporte 3-0 en finale de Coupe du Monde. La, lala, la, la, lalalalalala, lala, lalalala, lalalala, lalalalalala, la, la, lalalalalalalalalaaaaaa...

 

Bref, mon système digestif est en feu, ce malgré la prescription d’un médicament précisément destiné à éviter cet effet secondaire. C’est réussi... Là, tout de suite, je donnerais cher pour un shoot de morphine. Faire mon House et me jeter la tête la première dans une boîte de Vicodine. Avaler n’importe quoi qui pourrait éteindre cet incendie. Malheureusement, les litres d’Evian que j’avale ne sont d’aucun effet. C'est ballot pour de l'eau. Le monde est vraiment mal fait.

 

Heureusement, les vertiges –autre effet secondaire du Ketum- ont, quant à eux, cessé. Enfin quand je dis vertiges… On aurait plutôt dit que mon cerveau se déconnectait par intermittences, une fraction de seconde. Charmant. Totalement rassurant. La blague de Jour/Nuit jouée par mon propre cerveau. Oui Lecteur, contre tous mes principes, je viens de faire référence aux Visiteurs. C'est dire si l'heure est grave et mon cerveau secoué. Totally fucked up. J’avoue que le médoc disjoncteur, je ne connaissais pas. Le médicament qui fait péter les plombs, littéralement… Enfin ces petits désordres électriques ont cessé. Mais la disparition de ce symptôme très particulier n’aura pas suffi à me requinquer.

 

A ce stade, la liste des désagréments s’est tellement rallongée que s’y ajoute maintenant la détresse morale. Si au début de ce nouvel épisode dorsal le mental n’avait pas été affecté –l’habitude, sans doute- l’absence d’amélioration au niveau de la douleur a fini par m’atteindre profondément. Parce qu’avoir mal n’est pas exactement l’idée que je me faisais d’un mois d’août. Parce que je suis enfermée chez moi faute de disposer d’une autonomie en position debout supérieure à trois minutes. Et que j'ai raté la reprise du PSG. Manque de soleil aussi, peut être. Manque d’attention, surtout. Si l’on excepte mon frère, aucun appel, texto ou mail n’est venu briser l’isolement total auquel je suis vouée. Vacances, j'oublie tout... 

 

Vu la nature de la pathologie et l’important dossier médical concernant mon dos, il n’est pas question d’aller voir n’importe qui, qui prescrirait n’importe quoi. Donc pas de SOS médecins, dédiés aux urgences, ni de remplaçant dont nous n’aurions pas connaissance. C’est l’été, il n’y a d’autre choix que de patienter. Et peut être, si je parviens à bouger, tenter de négocier mon ancien traitement avec le pharmacien en attendant le retour du doc… s’il n’est pas lui aussi en vacances.

 

Quoi qu’il arrive, ce cauchemar cessera au plus tard dans 21 jours, et peut être même avant. Qui sait, le repos pourrait produire ses effets, et la douleur s’atténuer ?  Si Morphée vient enfin me chercher, c’est à cela que je vais rêver !


Par Ze FML - Publié dans : Me & my life - Communauté : Humeurs
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Mardi 9 août 2011 2 09 /08 /Août /2011 21:28

lune.jpgDormir, c’est la petite mort. Fermer les yeux, c’est déjà céder. Chaque nuit, la princesse des heures s’y refusait : jamais la mort ne la rattraperait. C’était elle qui tuerait le temps !

 

Toute de blanc vêtue pour lutter contre l’ombre qui planait, elle chassait les heures. Sautant de la petite à la grande aiguille, elle virevoltait, imposant son propre tempo. Gagner du temps, pour retarder le moment où il viendrait la kidnapper !

 

Cette partie de cache-cache durait bien au-delà de minuit. Mais systématiquement, Morphée la rattrapait. Alors elle le laissait l’enlacer… Avant de le payer en rêves, pour qu’au petit matin, il accepte de la relâcher. Qu’elle puisse à nouveau sentir le vent de la liberté. Se réveiller. Vivre !

 

Par Ze FML - Publié dans : Super 8 Stories
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Samedi 6 août 2011 6 06 /08 /Août /2011 17:27

017.JPGGameiro. C’était le 26 mai. Pendant une réunion à laquelle je n’aurais jamais du assister, étant empêchée, mais il avait insisté. Comme à chaque fois, j’avais capitulé. A choisir, je préférais prendre sur moi plutôt que de déclencher un conflit. Malgré les apparences et une certaine habilité à m’y enfoncer, je déteste les conflits. Surtout avec quelqu'un qui ne le mérite pas.

 

Dans la salle aux trois quarts vide, j’avais installé le traditionnel bloc notes entre nous. Un moyen de communication simple, efficace et moins cachotier vis-à-vis des participants que les messes basses, qui développent sensiblement le degré de paranoïa de chacun. Au fil des réunions, ce cahier était devenu un nouveau terrain de jeu. Rares moments de complicité. Et parmi nos centres d'intérêts, le PSG.

 

Gameiro ? Ce fut mon premier mot sur la page encore vierge. Aussitôt, il me répondit : 11 Millions ! C’était parti pour ce feuilleton incroyable qui me teint en haleine pendant ces deux derniers mois : le mercato du PSG. Le 30 juin, la nouvelle fut officialisée : des investisseurs qataris avaient racheté le club parisien, bien décidés à investir pour en faire LA grande équipe rêvée par les supporters. Le recrutement fut, sur le papier, à la hauteur des espérances : Gameiro, Douchez, Matuidi, Bisevac, Ménez, Mohamed Sissoko, Sirigu, et enfin Pastore !

 

Gameiro ! Dix jours déjà que je m’en réjouissais. Le frangin était venu s’occuper de mon chien en raison de la grève de mon dos, qui me retenait en otage au fond de mon lit. Les syndicalistes devraient penser à ce type de techniques, c’est franchement imparable. Alors que le frangin écrasait son mégot dans le cendrier PSG qu’il m’avait offert quelques jours auparavant, cela m’avait semblé évident. Je savais qu’il n’était jamais allé au Parc, et cette belle équipe lui faisait envie. A moi aussi ! Deux clics plus tard, les places étaient commandées. L'excitation était peu à peu montée. Quelques jours plus tard, juste avant de m'emmener passer mon IRM pour savoir ce qui se tramait... dans mon dos, le frangin avait pris le courrier. Au menu… les billets ! Enfin hier, le frangin avait fait part de sa joie sur les réseaux sociaux. Ce serait forcément une fête !

 

Gameiro… Je n’ai pas dormi de la nuit. Impossible, avec ces disques qui dansent le pogo au contact de mon nerf sciatique. Le chien, lui, a ronflé allègrement. Mais à 6h, il a réclamé son dû. Envie d’aller au petit coin. Avant même d’avoir passé la porte, je souffrais déjà le martyr. Dans l’ascenseur, j’ai positionné mes mains sur mes pieds, pour bomber le dos. Mais il a fallu m’arrêter pendant la traversée de la cour. Dans la rue, ne tenant plus, j'ai mêle du m'accroupir. Pourtant, je n'étais qu'à la moitié du calvaire : rentrer a été tout aussi atroce.

 

A ce moment là, j’ai su que c’était terminé. Que je ne verrais pas la présentation de Pastore ni l'arrivée de Gameiro & consorts. Certes, j’aurais pu supporter de rester sur mon siège. Mais jamais mon dos ne m'aurais laissé parcourir la distance entre le lieu le plus proche où pourrait me déposer un taxi et la tribune où j’avais réservé. Par conséquent ce fut sans appel : ce soir, pour moi, les portes du Parc des Princes sont restées fermées. Mais le frangin a pu s'y rendre pour deux et, si j'en crois cette note, il a apprécié son retour au Parc... Tous ensemble, le coeur à jamais, rouge et bleu, pour le P-S-G !


Par Ze FML - Publié dans : Me & my life - Communauté : Humeurs
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Vendredi 5 août 2011 5 05 /08 /Août /2011 00:06

Les-portes-du-paradis.jpgIl se dresse, fier, là où le Couesnon se jette dans la mer. Défiant les éléments. Même les vagues se contentent de lui lécher les pieds sans jamais l’envahir. Les bancs de sables mouvants le protègent des âmes mal intentionnées. Le Mont se mérite : Mons Sancti Michaeli in periculo mari. Le Mont-Saint-Michel au péril de la mer. Pour le dompter, mieux vaut faire preuve d’humilité.

 

Depuis mon enfance, je m’y suis rendue des dizaines de fois. En touriste, avec mon grand-père, en famille, entre amis. En voiture, en car, et même en traversant la baie à pied. Et pourtant c’est à chaque fois un émerveillement. Au pied du rocher, je me retrouve instantanément sous l’emprise du Mont. Comme envoûtée par ses charmes...

 

Un petit tour sur la grève, pour ne pas trop vite le conquérir. J’aime parcourir ses étendues de sable en observant les  courants marins. Grimper sur les rochers. Monter jusqu’à la petite chapelle hors du Mont. Observer une fois encore à travers le carreau l’intérieur où le temps semble s’être arrêté. Rêver d’en posséder la clef. Imaginer leurs ombres prier en ces rochers. Deviner leurs histoires de bateaux échoués, de marins engloutis dans les flots, de pèlerins ensablés d’avoir crus pouvoir défier la baie.

 

Pénétrer dans les lieux. M’arrêter un instant auprès des canons exposés. Avoir une piécette pour les sauveteurs marins. Sentir la fierté de voir flotter le drapeau normand sur le rocher. Quoi qu’en disent quelques bretons bagarreurs, la géographie en atteste, et un vieux dicton local reprend cet imparable argument de Mère Nature : Le Couesnon dans sa folie, mit le monde en Normandie.

 

Passer la Porte du Roy, admirer la herse, et prendre le boulevard en imaginant les vendeurs du temple autour des auberges. Saisir à gauche le premier escalier pour s’enfoncer dans les hauteurs du Mont. S’élever. Sentir l’air marin au dessus des toits. En toile de fond, l’immensité marine. Et le balai des mouettes. Grimper. Toujours plus haut. Fouler le granit. Pénétrer le rocher. Et peu à peu lui appartenir.

 

Etre irrésistiblement poussée vers l’imposant édifice. Oser entrer dans l’abbaye. En sentir toute l’immensité. Gravir les escaliers sous l’œil menaçant des gargouilles. Atteindre enfin la cime. De la terrasse, se sentir happée par la baie qui s’étend à mes pieds. Elle est là, si grande… Au loin Tombelaine… Quelques petits points s’agitent au moin : ce sont les promeneurs qui traversent la baie à pied. Bientôt ils rejoindront le rocher, fatigués. Ils prendront quelques bières à l’échoppe du village, puis repartiront. Auront-ils saisi l’âme du Mont ? Des années que j’essaye sans en avoir perçu encore tous les mystères. Le Mont ne livre pas ainsi ses clefs.

 

Entrer dans l’église par son sommet. Dernier étage de l’édifice roman en dessous, gothique au dessus. Se cacher entre les colonnes. Prier un instant devant la vierge à l’enfant. Rêver de s’y marier. Rejoindre le cloître et son jardin. Se laisser imprégner par la magie des lieux. Sentir le vent sur sa joue. Avant de s’enfoncer dans les niveaux inférieurs à la recherche des secrets enfouis au fil des siècles.

 

Redescendre, par le chemin de garde. Virevolter de coins en recoins. De l’église Saint Pierre aux chemins de ronde, jusqu’au cimetière et aux jardins. Se glisser dans les étroites ruelles. Jouer avec le soleil qui découpe les ombres. Et avec la lune lorsque la nuit saisit le Mont. Frissonner dans l’obscurité. Imaginer les moines rejoignant l’abbaye dans la nuit. Croire que leurs capuches cachaient des hôtes bien plus étranges. Que les cachots renfermaient d’ignobles brigands. Sursauter en croisant une silhouette. Se sentir balayée par le vent. En attendant une tempête. Ne plus pouvoir s’échapper.

 

Parcourir le chemin de ronde au petit matin. A l’heure où aucun touriste ne pollue encore ce lieu magique. Refaire encore le tour de mon Mont. Tenter une nouvelle fois de percer ses mystères. Mais le Mont ne livre pas facilement ses clefs. Admettre ne pas avoir vaincu la légende. Se laisser glisser dans l'imaginaire en remarquant la faible lumière qui anime une salle de l’abbaye. Décider qu'une bougie illumine le petit-déjeuner des moines. En silence. Faire également vœu de mutisme l’espace d’un instant. Juste assez pour voir le jour se lever sur la baie. Rêver.

 

Mont & Merveilles

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Par Ze FML - Publié dans : Somewhere
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